lundi 23 octobre 2017

Accueil du site > Technologie > L’éclatante santé de la fusée Ariane 5

L’éclatante santé de la fusée Ariane 5

Marc Mennessier, le Figaro

mercredi 20 juin 2007, sélectionné par Spyworld

logo

À la fin du salon du Bourget, Arianespace affichera un carnet de commandes record de 44 satellites à lancer.

CINQ lancements réussis en 2005, six prévus cette année (dont deux déjà effectués), sept au programme l’an prochain et huit, voire plus, en 2009 : le succès incontestable de la fusée Ariane 5 donne à Jean-Yves Le Gall de bonnes raisons de voir l’avenir en rose. « Mon discours est optimiste mais il repose sur des faits », a déclaré hier, lors du salon du Bourget, le président-directeur général d’Arianespace, le lanceur européen de satellites qui confirme sa position de leader mondial « tant en matière de contrats signés qu’en nombre de satellites lancés ».

Depuis l’échec du vol inaugural de la version lourde ECA d’Ariane 5, le 12 novembre 2002, la fusée européenne reste sur une impressionnante série de 18 succès d’affilée. Résultat : pour la quatrième année consécutive, Arianespace a dégagé des bénéfices en 2006 (+ 6,3 millions d’euros) pour un chiffre d’affaires de 983 millions d’euros.

« À la fin du salon, nous aurons un carnet de commandes record de 44 satellites à lancer », s’est félicité Jean-Yves Le Gall, un total qui inclut les 4 à 5 modules de fret européen ATV qui doivent desservir la station spatiale internationale dans les prochaines années. En outre, un important contrat cadre a été signé en début de semaine avec SES, le plus gros opérateur mondial de satellites de télécoms qui prévoit le lancement de 1 à 2 satellites par an pendant cinq ans entre 2009 et 2013 : « une première pour Arianespace », s’est réjoui M. Le Gall.

Télévision haute définition

Du coup, Arianespace va « bientôt » passer commande du nouveau lot PB de 35 Ariane 5 ECA auprès d’Astrium ST, le principal constructeur de la fusée européenne. Pour M. Le Gall, la bonne santé de sa société vient aussi du « redémarrage du marché des lanceurs » et donc d’un accroissement de la demande mondiale (25 lancements commerciaux par an) lié au « renouvellement de satellites en orbite » et au « formidable développement de la télévision haute définition et de la téléphonie mobile ».

Par ailleurs, les principaux concurrents d’Ariane connaissent en ce moment des problèmes sérieux. Delta 4 est arrêté, Atlas 5 a subi il y a quelques jours une défaillance de son étage supérieur, Sea Launch n’a pas redémarré depuis son échec du début d’année et Land Launch qui devait être mis en service à la mi-2006 n’est toujours pas opérationnel... Depuis le début de l’année, seule la fusée Proton, de la société russo-américaine ILS a mis un satellite sur orbite contre quatre pour Ariane 5, qui a la capacité unique de pouvoir réaliser des lancements doubles vers l’orbite géostationnaire. Du coup Arianespace a récupéré pas moins de trois satellites à lancer sur ses prochains vols dont le premier aura lieu le 14 août.

Pour les deux ans à venir, M. Le Gall veut « poursuivre sur cette lancée » avec notamment le début, en mars 2009, des tirs des fusées Soyouz puis Vega depuis le centre spatial guyanais (CSG) de Kourou (Visite virtuelle du centre spatial). Le contrat des quatre premiers lanceurs Soyouz lancé au CSG a d’ailleurs été signé hier après-midi au Bourget.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :