dimanche 22 octobre 2017

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L’ambassade des mollahs en France : un centre majeur d’espionnage et de renseignements

Ncr-iran.org

mercredi 20 juin 2007, sélectionné par Spyworld

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Le rôle des agents et des associations de façade du ministère des Renseignements du régime iranien en France

Selon des informations et des rapports dignes de foi reçus de l’intérieur du régime, le Conseil suprême de sécurité des mollahs a chargé le ministère des Affaires étrangères et celui des Renseignements [services secrets] de réactiver et de développer des centres et des réseaux de façade à l’étranger, dans le but de préparer le terrain à davantage d’activités d’espionnage, de renseignement et d’opérations terroristes ciblant la Résistance iranienne. Cette décision intervient à un moment où la répression s’intensifie dans le pays pour contrer les protestations populaires.

Le besoin croissant du régime de développer ces centres et ces réseaux vient d’une part de la montée des crises qui le menacent alors qu’il est entré dans sa phase terminale, et d’autre part parce qu’il redoute vivement la Résistance et l’alternative démocratique qu’elle représente. Ce qui suit est le condensé d’un rapport préparé à partir des informations obtenues de l’intérieur du régime :

La place de l’ambassade du régime à Paris en Europe

Suite aux révélations de la Résistance iranienne sur le noyau d’espionnage et de terrorisme du régime situé dans son ambassade en Allemagne, ce dernier s’est vu contraint à plus de prudence. Il a donc été contraint de donné plus d’importance au rôle de son ambassade en France, faisant d’elle l’un de ses pôles d’activités en Europe. Ainsi sa mission et son rôle ont été élargis et renforcés dans tous les domaines (notamment pour l’espionnage, les renseignements et l’exportation de l’intégrisme du terrorisme). D’autant plus que sous la présidence de Jacques Chirac, le gouvernement français est devenu le premier soutien du régime de Téhéran en Europe. C’est à cette époque que les marchandages et les tractations entre les deux parties ont fini par atteindre des sommets jamais atteints auparavant. Cela concerne d’une part la requête la plus pressante des mollahs de voir exercer davantage de pressions, de restrictions et de coups montés contre la Résistance iranienne, et d’autre part la recherche de profits économiques énormes du gouvernement français.

Avec l’élargissement des fonctions de l’ambassade d’Iran, le nombre de diplomates terroristes et d’agents de renseignements a été multiplié pour atteindre le nombre de 50, alors que le personnel dans d’autres pays européens ne dépasse pas une dizaine voire une quinzaine. Par ailleurs, l’ambassadeur du régime à Paris est une sorte de super-ambassadeur pour toute l’Europe. Actuellement il contrôle aussi le fonctionnement de l’ambassade à Bruxelles. Ali Ahani a été ambassadeur en Belgique avant d’être nommé en France avec l’arrivée de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence ; pourtant il restait encore à Sadegh Kharrazi un an de son mandat à effectuer à Paris.

A noter également que le conseiller scientifique de l’ambassade à Paris rempli aussi cette fonction pour toute l’Europe à l’exception du Royaume-Uni. La représentation du ministère de l’Enseignement supérieure, chargée des étudiants boursiers, a ses bureaux à l’ambassade. Le représentant du ministère est un certain Mohammad-Hossein Abdollahi qui est issu de l’université Imam-Hossein rattachée au Corps des gardiens de la révolution (CGR), les Pasdaran.

Les responsables et agents du ministère des Renseignements installés à l’ambassade
- 1. Mohammad Chirazi, responsable et chef principal de l’appareil des renseignements du régime en France
- 2. Gholamreza Dja’afari, adjoint de Mohammadi
- 3. Yaghma, agent chargé de mission
- 4. Heidari, agent chargé de mission

Outre ces individus, d’autres membres du personnel, dont deux employés locaux, Behrouz Torkzadeh et Mehdi Djamchidi, sont aussi liés à la section des renseignements de l’ambassade. Certain parents des agents de renseignements de l’ambassade font également partie de cette section et sont affectés à des tâches et des missions. Par exemple, Afsaneh Randjbaran, épouse de Gholamreza Dja’afari,a créé une association écran « Endjomane Farhangi va Honariye Khorchid » [Association culturelle et artistique du soleil]. Certains événements et conférences du ministère des Renseignements (VEVAK) et l’ambassade sont organisés sous couvert de cette association. La section des renseignements de l’ambassade poursuit ses objectifs et exécute ses plans sous le couvert d’associations écrans, et tente toujours de faire croire qu’ils sont dans l’opposition ou tout au moins sans liens avec le régime.

Objectifs de la section des renseignements de l’ambassade

Les principaux objectifs :
- Recrutement : faire pression sur les opposants et réfugiés politiques en les menaçant ou en offrant des récompenses matérielles pour les retourner ou les réduire à la résignation afin qu’ils entrent en contact avec l’ambassade et effectuent des allers retours dans l’Iran des mollahs.

- Neutralisation : Infiltrer les cercles et milieux politiques de l’opposition dans des buts de propagande pour les rendre passifs vis-à-vis du renversement du régime ; efforts constants et tous azimut pour dissuader les individus qui veulent rallier ou coopérer avec la principale opposition et la force qui lutte en faveur du renversement du régime.

- Elimination : L’assassinat est l’une des méthodes et des instruments les plus connus de la dictature religieuse, au point qu’elle est souvent qualifiée de parrain et banquier du terrorisme. A l’actif de ce régime, plus de 450 opérations terroristes à l’étranger, dont la plupart ont été dirigées contre les opposants, surtout des responsables et membres des Moudjahidine et de la Résistance.

- Qui plus est, en profitant de la politique de complaisance des pays occidentaux, le régime des mollahs a poursuivi sans relâche son objectif de destruction de sa principale opposition par le biais des marchandages et l’octroi des concessions économiques de toute sorte en échange de l’inscription du nom des Moudjahidine sur des listes des organisations terroristes, du bombardement des bases de l’Armée de la libération, du coup de force du 17 juin 2003 contre les bureaux de la Résistance en France et d’une panoplie de pressions et de restrictions diverses à son encontre.

- Propagation de l’intégrisme : Un des objectifs majeurs de cette section qui constitue la base d’une grande partie de ses activités est la propagation de l’intégrisme par la création et le renforcement de réseaux intégristes au sein des communautés musulmanes et d’autres minorités en Europe, notamment en France.

Agents sous couvert et associations écrans du ministère des Renseignements (VEVAK) en France

Outre les agents du VEVAK qui opèrent depuis leurs bureaux de l’ambassade sous une couverture de diplomate et l’immunité qu’elle entraîne, le VEVAK installe certains agents à l’étranger sous l’étiquette d’opposants ou en recrute à l’étranger sous la même étiquette pour mener à bien ses projets contre les réfugiés politiques et surtout la Résistance iranienne.

Dans ce but, le VEVAK a créé et fait enregistrer un grand nombre d’associations, centres, foyers sous des appellations trompeuses comme ‘culturel’, ‘défense des droits de l’homme’, ‘soutien aux réfugiés’ etc. ...par ces mêmes agents.

Voici certains agents et associations écrans du VEVAK en France :

Section du Vevak à l’ambassade

Mohammad Chirazi Gholamreza Dja’afari (Autres agents de la section ‘E’ (Etelaat = renseignement)

Quelques uns des agents à la solde du Vevak en France : Ehsan Naraghi – Ali Rastbin – Manoutchehr Chalali – Seradj Mirdamadi – Djahangir Chadanlou

Ehsan Naraghi

Lié au parti ‘Toudeh’ (communiste prosoviétique) au début du règne du chah, il offrira ses services à la Savak (police politique). Après l’arrivée de Khomeiny au pouvoir, il est arrêté et emprisonné pour sa collaboration avec la Savak, mais il se vend rapidement aux mollahs. Il sera libéré après avoir participé à la répression des opposants, en s’engageant activement, aux côtés des bourreaux et des tortionnaires, dans la défense de la dictature religieuse des mollahs. Il accomplit désormais de nombreuses missions contre les opposants pour le compte du régime dans son rôle d’agent de propagande de la dictature religieuse. Sa mission principale : soutenir et promouvoir la démarche des mollahs visant à associer les gouvernements étrangers à la répression des Moudjahidine du peuple et de la Résistance iranienne. Pour connaître la nature de ce personnage et le degré de son inféodation aux mollahs, ceux qui ignorent toujours ses activités malveillantes dans les coulisses n’ont qu’à jeter un un regard sur certaines de ses déclarations publiques :

- Soutenant la fatwa de mort contre Salman Rushdie par Khomeiny, il précise : « Comme je l’ai affirmé dans mes autres écrits, j’ai été ravi d’entendre qu’une telle fatwa ait été délivrée, car j’ai vu dans le livre de Salman Rushdie une insolence et un manque du respect vis-à-vis des musulmans. J’ai toujours été conscient de l’arrogance des occidentaux et surtout de leur orgueil intellectuel ». (entretien avec le quotidien persan ‘Kayhan’, 5 mai 1994)

- Prenant la défense de la pratique systématique de la torture par les mollahs contre les opposants politiques, il estime que la torture est « à cent pour cent » justifiable en déclarant : « On ne peut pas dire d’emblée que la torture est une mauvaise chose. » (entretien avec la chaîne de télévision ‘Voice of America’, 12 novembre 1999).

- Après la désignation de l’ancien gardien de la révolution Mahmoud Ahmadinejad (surnommé le pasdar aux mille coups de grâce) à la présidence de la République des mollahs, il a déclaré : « M. Ahmadinejad est issu du peuple. Il est capable de conjuguer le traditionalisme nationaliste et islamique avec le modernisme et les principes démocratiques, et pour renforcer l’esprit de tolérance, solliciter l’aide de toutes les forces et créer une solidarité nationale au-delà des factions, éviter le recours à la force, faire valoir les droits de la nation dans le vrai sens islamique du terme et tenir parole surtout en matière de justice ». (agence de presse ISNA, 25 juin 2005). Au cours des dernières années, Ehsan Naraghi a été actif dans son rôle de collaborateur du VEVAK et de l’ambassade d’Iran à Paris contre la Résistance iranienne. En voici quelques exemples :

- Lors du voyage de Mohammad Khatami en France en 1999, alors que la Résistance iranienne organisait une grande manifestations de protestation, sur ordre de ses patrons du VEVAK et de l’ambassade du régime, Ehsan Naraghi signe un contrat avec une agence de publicité française en vue d’une campagne de diabolisation contre la Résistance, se chargeant lui-même de régler les problèmes éventuels entre l’ambassade et la société française. Le produit de ce contrat : une montagne de pamphlets, livres et publications contre les Moudjahidine du peuple et la Résistance iranienne souvent au nom d’anciens membres et responsables de l’OMPI ; ce qui continue toujours.

- Avant et après le raid du 17 juin 2003, sur l’ordre des agents du VEVAK et grâce à des liens noués avec certains services de renseignements français, Naraghi s’est employé à monter des coups contre la Résistance. Dans ce but, il a, entre autres, présenté une douzaine d’agents notoires du VEVAK (comme Massoud Khodabandeh, Karim Haghi, Adham Tayebi...) aux services concernés et aux juges d’instruction du dossier du 17 juin sous le prétexte de « témoignages d’anciens membres des Moudjahidine »).

Ali Rastbin

Membre de la Savak et représentant du parti (unique) Rastakhiz à l’Université de Téhéran sous la dictature monarchiste, Ali Rastbin se met au service du ministère des Renseignements sous Khomeiny. Entre 1991 et 1998, Ali Rastbin est très actif, période où les projets du VEVAK et de ses agents, notamment à l’étranger, étaient dirigés par Saïd Emami (un bourreau notoire).

Avec la mort de Saïd Emami et la crise qui frappe le VEVAK – à la suite de l’affaire des révélations sur les meurtres politiques en série qui a remettent en question certains de ses projets – les activités d’Ali Rastbin connaissent aussi un ralentissement. Mais avec le retour des compagnons de Saïd Emami au ministère, depuis l’arrivée d’Ahmadinejad au pouvoir, Ali Rastbin s’active à nouveau. Depuis, il a organisé plus de dix événements et actions pour le compte du VEVAK à travers des associations de façade. Il est à noter que la vraie nature des activités de toutes ces associations et leur dépendance au VEVAK et de l’ambassade du régime en France ont été camouflées et elles ont été présentées comme celles de l’opposition et indépendantes du régime. Certaines d’entre elles sont abordées ci-dessous :

- « Association culturelle ‘Bou-Ali Sina’ (Avicenne) » : créée en France par Ali Rastbin pour servir de couverture aux activités du VEVAK, cette association a été très active jusqu’en 1996. Rastbin a mis en scène plusieurs événements organisés par le VEVAK et l’ambassade du régime contre la Résistance par le biais de cette association. Elle n’a pas encore totalement fermé ses portes, mais on s’en sert moins, en raison notamment des révélations de la Résistance, qui ont fait connaître sa vraie nature aux Iraniens et surtout aux cibles du VEVAK.

- Après que le lien direct entre « l’association culturelle Avicenne » et le VEVAK ait été révélé, Ali Rastbin a fait enregistrer une nouvelle association écran appelée « l’Organisation de la défense de l’indépendance et de l’intégrité territoriale de l’Iran » pour mettre en scène plusieurs projets que le VEVAK et l’ambassade du régime lui avaient confiés.

- En novembre 1997, la Résistance iranienne a révélé les noms de 80 agents de du VEVAK à l’étranger dont Ali Rastbin et ses deux associations écran, « l’association culturelle Avicenne » et « l’Organisation de la défense de l’indépendance et de l’intégrité territoriale de l’Iran ». Suite à cette révélation, sur l’ordre du VEVAK, Ali Rastbin crée une troisième association écran, « le Foyer des Iraniens en France »...

- L’ « Institut international des études stratégiques » est une autre création de Rastbin. Le VEVAK et l’ambassade en France ont tenu, sous cette couverture, des conférences en défense du projet nucléaire du régime des mollahs.

- L’ « Association des Iraniens résidant en France » est une autre association de façade conçue par le VEVAK et mise sur pied par Rastbin. Le 1er mai 2006, elle organisait une action Place du Trocadéro à Paris. Les participants étaient essentiellement des agents et du personnel de l’ambassade et leurs familles. En 1993, Rastbin avait créé une « Association des Iraniens résidant en France » avec quelques autres sous prétexte de défendre les droits des Iraniens. Mais les autres intéressés ont vite renoncé à la soutenir une fois qu’ils se sont rendus compte des liens de l’association. Ils la croyaient dissoute, mais Rastbin ne l’avait pas fait. Treize ans après, cette association est toujours service du VEVAK.

Manouchehr Chalali

Après l’arrivée de Khomeiny au pouvoir, Manouchehr Chalali a été embauché à la Maison de la Culture du consulat français dans la ville de Chiraz, pour une période de cinq ans. En 1983, il a été envoyé en mission en France par les services de renseignements des gardiens de la révolution.

Dans les années qui ont suivi, Chalali a élargi le champ de ses activités d’espionnage contre la Résistance. Il a tenté de s’infiltrer au sein de l’association des étudiants musulmans en France (sympathisants de l’OMPI). Mais il a été rapidement démasqué, et exclu en 1993.

Le VEVAK a utilisé Chalali et les moyens à sa disposition pour installer en Europe des agents comme Javad Firouzmand et Behzad Alishahi. A titre d’exemple, en 2005, à la demande du VEVAK, Firouzmand a utilisé l’adresse de Chalali (36 rue Mirabeau, à Ivry-sur-Seine dans le 94) pour faire sa demande d’asile en France.

Chalali joue un rôle actif dans les manifestations et les réunions organisées par Ali Rastbin et le VEVAK en France. Il a ainsi assisté à une réunion le 10 mars 2007 à l’Unesco organisée par une association écran portant le nom de "l’association culturelle et artistique du soleil". Cette association est dirigée par Afsaneh Ranjbaran et son époux Gholamreza Jafari. Chalali était assis aux côtés d’Ali Rastbin et de Gholamreza Jafari et avait un rôle lisible lors de cette réunion.

Par ailleurs Chalali fait preuve d’une présence active auprès des communautés musulmanes de France au sein desquelles il mène une activité de propagande et de recrutement au profit du régime iranien. Il est ainsi directement impliqué dans l’envoi en Iran de plusieurs nouvelles recrues. Chalali est en relation directe avec les responsables des renseignements de l’ambassade iranienne où Mohammad Chirazi et Gholamreza Jafari chapeautent ses activités.

Chalali est propriétaire d’une société nommée TAPCO qu’il a mise sur pied comme couverture pour ses missions et l’argent qu’il perçoit du ministère des renseignements. Chalali utilise également cette société pour le compte du projet ALGHADIR des gardiens de la révolution.

La société TAPCO est située au 36 rue Mirabeau, 94200 Ivry sur Seine

Serajedine MIRDAMADI

Mirdamadi, proche parent de l’ayatollah Khamenei, le guide suprême des mollahs, et entré en France il y a six ans comme étudiant et mène au consulat du régime des activités de renseignements sous couvert de recherches sur les Iraniens résidant en France.

Mirdamadi est également membre de l’Association islamique de France et a été responsable de la communication au sein du conseil central de l’Union des Associations islamiques d’Europe.

Il est à noter que Mirdamadi qui a pour mission de s’infiltrer et de recueillir des informations sur les opposants iraniens, se pose lui-même comme un opposant au régime. A cette fin, il a mis sur pied un site Internet (www.rahaeii.com) qui se fait passer pour un courant de l’opposition. Il s’est également présenté, pendant quelques temps, comme un journaliste de Hayat-e-No et a mis sur pied un autre site Internet (www.roozneveshtha.com).

Mirdamadi a finalement crée une association écran du nom de "l’association pour la défense des droits de l’homme et de la démocratie en Iran - France". Il essaie aussi à travers elle de se faire passer pour un opposant. Cela fait trois ans qu’avec ce stratagème, il participe à titre de représentant de cette association écran, aux programmes et aux manifestations des associations des droits de l’homme à Genève. Il participe aussi à des réunions de certains cercles en France où il se fait passer pour un militant actif de l’opposition.

Mirdamadi a participé à la manifestation de protestation à la visite de Khatami en France en 2005, dans le but de collecter des renseignements sur les participants et l’organisation du travail, en allant jusqu’au point où se réunissaient les orateurs pour étudier les moyens d’approche des principaux acteurs de ce genre de manifestation.

Jahanguir Shadanlou

Jahanguir Shadanlou réside en France depuis vingt ans. Malgré une apparence d’opposant, cela fait des années qu’il collabore avec l’ambassade du régime iranien à Paris, particulièrement avec ses services de renseignements. Il entretient des relations directes avec Mohammad Chirazi, haut responsable du ministère des renseignements (VEVAK) à l’ambassade. Il est aussi en contact avec Mehdi Jamchidi au Consulat du régime. C’est par son intermédiaire qu’il règle certaines actions et relations avec l’ambassade. Cela fait un certain temps que Shadanlou a créé une entreprise en bâtiment « Armand France » dont le siège est situé dans le 15e arrondissement de Paris : ARMAND France, J-SHADANLOU, 74 rue de Lourmel , 75015 Paris

Le 20 juin 2006, Javad Firouzmand a été embauché au noir dans l’entreprise de Shadanlou. Mohammad Chirazi avait chargé Shadanlou de mettre ses moyens à la disposition de Firouzmand pour régler ses problèmes, notamment une couverture convenable pour les activités de cet agent.

A ce propos, Shadanlou avait fait enregistrer à son nom « l’association de soutien aux émigrants iraniens » pour permettre à Javad Firouzmand et d’autres agents de remplir sous couvert les missions qui leur sont confiées par le VEVAK contre les réfugiés et les opposants.

La réunion annuelle du VEVAK pour commémorer le 17 juin a aussi été choisie pour annoncer la création de cette association. Mais après un communiqué du secrétariat du CNRI qui révélait la nature de cette affaire et de qui elle dépendait, Chadanlou a pris peur et a dû mettre fin à la publicité de cette nouvelle association écran du VEVAK et la remplacer par « l’association Arya » avec laquelle il avait réservé la salle de la réunion.

L’Association Arya a été créée il y a 15 ans par Chadanlou et ses fils et cela fait longtemps qu’elle sert au VEVAK de couverture pour ce genre de programme.

La réunion du 17 juin du VEVAK à Paris se passera comme d’habitude avec une douzaine d’agents notoires qui sont les piliers de toutes les réunions et scénarios du VEVAK dans divers pays.

Des agents comme Karim Haghi, Massoud Khodabandeh et sa femme Ann Singleton, tout à fait connus pour être des agents de l’appareil de répression des mollahs, non seulement par les forces politiques iraniennes et les Iraniens en général, mais aussi par beaucoup d’observateurs et de personnalités politiques étrangères qui connaissent la scène politique iranienne et qui sont opposés à la dictature religieuse des mollahs.

Djavad Firouzmand

Se servant également du pseudonyme d’Afchine Boroumand, Djavad Firouzmand a quitté la Cité d’Achraf en Irak le 28 avril 2004 au cours des interrogatoires de l’équipe du Département d’Etat américain établie là-bas. Il s’est installé dans la section contrôlée par les Américains avant de regagner l’Iran le 9 mars 2005. Il était en contact avec l’ambassade des mollahs à Bagdad quelques années avant son retour au pays, et son agent de liaison avec le VEVAK à Téhéran était un certain Mohammad Alavi. Suivant un plan préparé par le ministère des renseignements, Firouzmand avait déjà fui le camp de l’OMPI le 15 juillet 2001 en s’emparant de trois pièces d’armement, d’un appareil radio, d’un véhicule et d’une somme considérable d’argent pour gagner l’ambassade des mollahs à Bagdad. Mais il avait été arrêté par la police irakienne.

Selon les procédures courantes, la police devait le faire comparaître devant un tribunal pour être jugé sur des charges d’espionnage. Exprimant de profonds regrets, Firouzmand a beaucoup insisté, selon des documents et des lettres existantes, pour revenir à l’OMPI comme cette lettre datée du 17 juillet 2001 : "Je demande que l’OMPI me reçoive coûte que coûte, et que les autorités irakiennes mènent leur instruction en présence des représentants de cette dernière…"

L’OMPI a donc pris l’affaire de cet individu en main après l’accord des autorités irakienne et lui a laissé le choix d’aller vivre une vie normale en Iran. Cependant il a insisté pour rester dans les camps de l’OMPI.

Quand il a finalement regagné l’Iran, il a participé à des entraînements intenses. Il a ensuite été envoyé le 11 mai 2005 en Turquie. Il a été pris en charge par le réseau extraterritorial du VEVAK et l’ambassade à Paris à travers des agents comme Manoutchehr Chalali, Karim Haghi et Ali Rastbin, avant d’entrer à Paris le 12 juin 2005 par voie aérienne où il a demandé l’asile politique.

Ayant pour objectif une campagne de diabolisation de l’OMPI et surtout d’ajouter des accusations fabriquées dans son dossier judiciaire, le VEVAK a d’abord organisé le 15 juillet 2005 avec ses agents en Europe et en France comme Karim Haghi, Ali Rastbin, Manoutchehr Chalali, Massoud Khodabandeh, … une conférence de presse pour son nouvel agent à Paris. Depuis, le ministère s’est servi de lui dans des missions semblables. Le chef des renseignements à l’ambassade iranienne a demandé à Chadanlou de masquer, du point de vue légal et financier, les activités de Firouzmand contre la Résistance. Firouzmand fréquente la société de Chadanlou.

La nouvelle association écran du VEVAK en France s’appelle "Association pour la protection des émigrants d’Iran". C’est Chadanlou, sur ordre de Chirazi, qui a fait les démarches d’enregistrement. Ce n’est qu’un nouveau levier de recrutement pour ses réseaux d’espionnage, piéger les demandeurs d’asile et les Iraniens résidant en France et finalement faciliter les activités des agents et des réseaux terroristes des mollahs contre la Résistance. Cette association écran est située au 70 rue de Lourmel à Paris 15e.

Selon des renseignements venant de l’intérieur du régime des mollahs, le programme préparé pour le 17 juin à Paris, n’est qu’une étape d’une série d’activités suivies par le ministère des renseignements pour 2007 à Paris. Un premier programme a été d’organiser une réunion le 10 mars à l’UNESCO sous la tutelle d’une certaine association Khorshid (soleil), lors de laquelle la date de la prochaine étape a été arrêtée le 17 juin à Paris.

Cette campagne est tellement discréditée dans les milieux politiques, même en dehors des sympathisants et des proches de la Résistance iranienne, que tout le monde a compris qu’il s’agissait d’une mise en scène du VEVAK.

Voici le nom de deux autres associations vitrines du ministère des renseignements des mollahs en France :

"L’institut européen d’études stratégiques sur l’Iran", fondée par Mahmoud Delfani. Cette association publie le "Journal de l’Iran." Dans lequel Ali Rastbin joue un rôle actif.

L’association "Perse et Avenir" a été fondée par Karim Haghi et certains autres agents du VEVAK en 2003 et a été enregistrée en France. Bien que Karim Haghi réside aux Pays-Bas, il a fondé de nombreuses associations et sites du VEVAK dans ce pays, mais il a quand même été chargé de fonder cette association en France vu son importance aux yeux du ministère et de l’ambassade.

Ces informations, obtenues des divers organes du régime en Iran, montrent plus que jamais le vaste développement de ce genre d’activités et de programmes criminels du régime des mollahs.

Ainsi on peut voir combien la politique qui consiste à laisser-faire ou à préparer le terrain à ces agents par certains services en France se révèle dangereuse.

Le communiqué du CNRI (daté du 30 mai 2007) avait mis en garde, à juste titre, sur cet aspect des choses : "L’absence de réaction des services concernés en France face à la présence et à la liberté d’action d’agents connus des services de renseignements des mollahs, a encouragé l’arrogance et le développement du VEVAK et la mise en place d’une nouvelle base en France, pour espionner et mener des complots et créer des réseaux sous le couvert d’une association de réfugiés iraniens."

Le communiqué ajoutait : "La multiplication par le régime de ce genre d’intrigues découle de la montée des crises en Iran et sur le plan international ; des crises qui le poussent à la fuite en avant dans sa guerre contre le peuple iranien et la communauté internationale. D’autant plus que la levée des restrictions pesant sur le dossier du 17 juin et le verdict de la cour européenne de justice annulant le nom de l’OMPI de la liste du terrorisme ont réduit à néant les plus grands investissements et marchandages du régime des mollahs. Il est plus que jamais préoccupé par son avenir, surtout par la menace et le danger croissant que représente pour lui la résistance légitime du peuple iranien."

Nous répétons une fois de plus, à l’instar du communiqué du 30 mai : " Tout en soulignant la nécessité de faire preuve de fermeté avec le régime des mollahs, la Résistance iranienne appelle les autorités concernées du gouvernement français à appliquer la décision du 29 avril 1997 de l’Union européenne de refuser les visas aux agents de renseignements du régime et de les refouler hors des pays de l’Union européenne. Elle les appelle à ne pas permettre aux agents du régime de venir en France et à fermer leurs fausses associations et organes écrans."

Commission des études politiques du Conseil national de la Résistance iranienne Le 14 juin 2007


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