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Etudiant iranien soupçonné d’espionnage expulsé

France 2

vendredi 22 juin 2007, sélectionné par Spyworld

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Un étudiant iranien en 3e cycle à l’Ecole des mines, soupçonné d’espionnage, a été expulsé mercredi vers Téhéran

C’est ce qu’annonce Aujourd’hui en France/Le Parisien de jeudi.

Selon le Réseau éducation sans frontières, l’obligation préfectorale de quitter le territoire aurait été prise après une confusion : M.Fard aurait travaillé pour une entreprise iranienne privée, homonyme dans sa transcription française d’une autre entreprise d’Etat liée au nucléaire.

Le Réseau éducation sans frontières a alerté sur cette expulsion, soulignant que Farshad Mobasher Fard, qui était sur le point de terminer un master en management industriel et systèmes logistiques et présélectionné pour un second master à Paris VIII pour 2007-2008, faisait l’objet d’une Obligation de quitter le territoire français prise par la préfecture de Nanterre.

Celle-ci lui avait été signifiée par courrier mais l’étudiant avait changé d’adresse et n’avait donc pu la contester.

Le jeune homme de 28 ans a été interpellé lundi au guichet de la sous-préfecture d’Antony, dans les Hauts-de-Seine, où il faisait renouveler son titre de séjour, selon le quotidien.

D’abord placé en garde à vue, puis en rétention administrative à Nanterre, l’étudiant a finalement été mis dans un avion à destination de l’Iran mercredi.

D’après le journal, la préfecture des Hauts-de-Seine n’a pas précisé les raisons qui ont fait porter des soupçons d’espionnage sur le jeune homme qui effectuait un stage au technocentre Renault de Guyancourt quand il a été interpellé.

Interrogé par Aujourd’hui en France/Le Parisien, Farshad Mobasher Fard, titulaire d’un bac +4 en ingénierie mécanique, a assuré n’avoir "jamais travaillé dans les filières nucléaires" et ne disposer d’"aucune relation avec le gouvernement islamique" de Téhéran.

Les avocats de l’étudiant ont estimé que l’affaire relève "clairement d’une méprise" et ont engagé un référé-liberté auprès du tribunal administratif de Versailles, dans les Yvelines, selon le journal.


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