mercredi 18 octobre 2017

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Un essaim de microsatellites

DGA, Ministère de la Défense

vendredi 22 juin 2007, sélectionné par Spyworld

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Démonstrateur spatial composé de quatre microsatellites de 120 kg, Essaim, piloté par la délégation générale pour l’armement (DGA) est présenté au salon du Bourget sur le stand du ministère de la Défense. Ce démonstrateur prépare un futur système spatial dans le domaine du renseignement d’origine électromagnétique. Objectif : caractériser et cartographier les émetteurs de communications militaires.

Lancés en décembre 2004 par Ariane 5, les quatre microsatellites, de la taille d’une machine à laver, distants de quelques centaines de kilomètres volent « en formation », à une altitude d’environ 700 km, en parcourant 15 orbites par jour. Cette « escadrille », placée sur une orbite basse, circulaire et quasi-héliosynchrone, évolue à plus de 25 000 km/h. En 24 heures, elle passe quatre fois au-dessus d’un même point du globe et y capte les émissions électromagnétiques pendant environ 10 minutes : une couverture mondiale quasi-permanente.

Les données acquises en orbite sont réceptionnées puis exploitées par un des centres de la DGA situé près de Rennes, qui programme également les microsatellites. L’expérimentation en orbite permet à la DGA d’effectuer des validations en environnement réel afin de réduire efficacement les coûts, délais et risques d’un futur programme.

Économique, essaim utilise une petite plate-forme développée par le CNES pour des expérimentations scientifiques et a aussi profité d’un lancement en passager du satellite militaire d’observation optique Helios 2A. EADS Astrium est responsable du système et du développement des satellites, et Thales de la charge utile et du segment sol utilisateur. Le CNES, sous-traitant, fournit le segment sol de contrôle.

Les précurseurs du renseignement électromagnétique La DGA ne part pas de rien dans le recueil de renseignement d’origine électromagnétique. Deux démonstrateurs, Cerise et Clémentine, lancés respectivement en 1995 et 1999, sont précurseurs. Plus petits et plus simples, ils ont néanmoins démontré l’intérêt du spatial dans le recueil des ondes électromagnétiques et permis de connaître l’environnement électromagnétique réel. Aujourd’hui, avec Essaim, la France a rejoint les Etats-Unis et la Russie dans le cercle très fermé des pays qui possèdent de tels systèmes.

Le démonstrateur Essaim (crédits : EADS Astrium)


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