mercredi 13 décembre 2017

Accueil du site > Informatique > Sécurité Informatique > Le système de courrier du Pentagone piraté

Le système de courrier du Pentagone piraté

Futura-sciences.com

vendredi 22 juin 2007, sélectionné par Spyworld

logo

Suivant le Pentagone même, un pirate informatique a réussi à s’introduire mercredi dernier dans le système de courriers du Ministère de la Défense, contraignant à la fermeture temporaire de plusieurs milliers de comptes.

L’information a été révélée jeudi par le colonel Gary Keck, porte-parole du ministère, qui précise toutefois que ce système ne véhicule que des courriels à caractère non confidentiel du service du secrétaire à la défense, lequel qui comporte plusieurs milliers d’employés.

Selon Gary Keck, les conséquences de cet acte restent très limitées, car ce réseau ne véhicule que des informations d’ordre général sur des aspects administratifs, et aucun renseignement sur des opérations militaires. Aucune précision n’a été apportée sur le pirate informatique lui-même, dont on ignore s’il a été identifié. Il n’a pas été précisé non plus si celui-ci était arrivé à lire certains courriels.

Robert Gates, secrétaire à la défense, minimise aussi l’information en affirmant que cette intrusion n’avait eu aucun impact sur les opérations de l’armée, et que les seules gênes se limitaient au niveau administratif. Il ajoute que le Ministère de la Défense est constamment attaqué, et qu’il y a peut-être plusieurs de centaines d’attaques par jour contre le réseau informatique. Il précise aussi que l’ensemble du système informatique est dupliqué afin de limiter les conséquences de telles attaques et que les procédures de sécurité ne manquaient pas pour y répondre.

Selon des documents fournis récemment au Congrès, les systèmes du ministère américain à la Sécurité intérieure (DHS) ont été victimes de 844 "incidents" concernant la cybersécurité, rien que durant les années fiscales 2004 et 2005, dont certains ont entraîné une infection par des virus informatiques.

Le parlementaire James Langevin s’en était alors inquiété, déclarant que "Cela signifie que des terroristes ou des Etats pourraient pirater des bases de données du ministère à la Sécurité intérieure, changer ou modifier des noms pour leur autoriser l’accès à ce pays, et nous ne saurions pas qu’ils l’ont fait".


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :