samedi 16 décembre 2017

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Réunions de crise en France après les attentats déjoués au Royaume-Uni

Jean Chichizola, le Figaro

lundi 2 juillet 2007, sélectionné par Spyworld

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Pour les services de renseignements, la principale menace sur l’Hexagone demeure liée à l’ex-GSPC algérien et aux filières irakiennes.

LA FRANCE ne baisse pas la garde. C’est le message qu’ont voulu faire passer les autorités. Hier matin, la menace en France, en Europe et celle pesant sur les intérêts français à l’étranger ont été évoquées au cours d’une réunion du Secrétariat général de la défense nationale, qui dépend du premier ministre. Une réunion intergouvernementale qui a permis de détailler les analyses de la DGSE et de la DRM, dépendant du ministère de la Défense, et de la DST, dépendant du ministère de l’Intérieur. Hier soir, la Place Beauvau a d’autre part organisé une réunion rassemblant, sous l’autorité du ministre, les RG, la DST ainsi que le préfet de police de Paris et le directeur général de la police nationale. Enfin, la réunion hebdomadaire de l’unité de coordination de la lutte antiterroriste permettra cette semaine de faire le point sur le dispositif antiterroriste.

« Prévention judiciaire »

Sur le terrain, le plan Vigipirate rouge est toujours en vigueur. Le passage à l’étape suivante, le rouge « écarlate », dernier niveau d’alerte, correspondrait à une menace d’attentats imminente. Pour l’heure, les services de renseignements ont convenu avec leurs homologues britanniques qu’ils échangeraient tout élément opérationnel sur d’éventuels suspects. « Si les terroristes comptent des complices sur le continent », remarque un policier, « il y a une chance qu’il soit passé chez nous ». En l’état, aucun élément ne permettrait toutefois de faire un lien entre les tentatives d’attentat et la France. « Le complot britannique est visiblement lié à des groupes d’origine pakistanaise », analyse un haut responsable policier, « et nous ne comptons chez nous qu’une poignée d’extrémistes de ce type. En France, la menace la plus grave est celle de l’ex-GSPC algérien et des islamistes engagés dans les filières irakiennes ». Un danger auquel s’ajoutent les risques encourus par les troupes françaises engagées dans la Finul au Liban. Les responsables de la lutte antiterroriste soulignent également que la France reste plus que jamais attachée à sa théorie de « prévention judiciaire », consistant à démanteler systématiquement toute cellule présentant un risque. Un principe encore appliqué il y a quelques semaines avec l’interpellation de membres présumés des filières irakiennes dans le sud de la France.


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