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Essais d’un drone sous-marin innovant au large de Toulon

Newspress.fr

jeudi 5 juillet 2007, sélectionné par Spyworld

L’AUV (Autonomous Underwater Vehicle) français AsterX précurseur d’une filière internationale .... L’Ifremer, dans le cadre d’un partenariat industriel1, et grâce au soutien de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et de l’Union européenne, a initié, il y a trois ans, le développement d’une filière d’engins autonomes sous-marins, véritables drones pour la surveillance de l’environnement.

L’Ifremer a déjà mis en service deux engins autonomes (le premier est baptisé AsterX) qui, en deux années d’exploitation, ont effectué plus de 2.500 kilomètres de cartographie sous-marine en allant jusqu’à 2.700 mètres d’immersion, à partir de navires scientifiques français et allemand en Méditerranée, en mer du Nord et en Atlantique.

La qualité des résultats obtenus a contribué à convaincre d’autres institutions d’investir dans des technologies similaires. Ainsi, les universités du Mississipi (Etats-Unis) et de St Johns (Canada) ont acquis en 2006 des clones d’AsterX. Chercheurs et ingénieurs de ces institutions effectuent depuis 2005 des séjours réguliers à Toulon pour se former à la mise en oeuvre des technologies et acquérir des logiciels et des sous-systèmes développés par l’Ifremer.

... qui se renforce en Europe avec l’AUV profond B-Seal en Allemagne

En 2007, l’institut MARUM-RCOM (Research Center on Ocean Margins) de l’université de Brême en Allemagne a acquis un engin autonome, dérivé d’AsterX, capable de plonger jusqu’à 5000 m de profondeur.

Cet engin, baptisé B-Seal (Bremen Sea Explorer Autonomous vehicLe), est en cours d’intégration et de test sur le site Ifremer de Brégaillon à la Seyne-sur-Mer et sera déployé par grands fonds au large de Saint-Tropez, à partir du navire océanographique de l’Ifremer Le Suroît.

La mise en oeuvre du système sera assurée par une équipe mixte constituée d’ingénieurs allemands de MARUM de l’Université de Brême, français de l’Ifremer et canadiens de la société ISE, constructeur de l’engin.

Vers le Centre européen de technologies sous-marines (CETSM)

Ces collaborations préfigurent celles qui seront initiées ou développées par le Centre Européen de Technologie Sous-Marine (CETSM), projet inscrit au Contrat de Projet Etat-Région PACA. Par ailleurs, cette coopération témoigne des avantages de l’interopérabilité entre flottes scientifiques européennes. Dans cet esprit, la première installation de l’engin télé opéré de l’Ifremer Victor 6000 sur un navire de recherche espagnol marquera une nouvelle étape à la fin de cette année.

L’accès aisé aux grands fonds à quelques heures de mer du centre Ifremer de la Seyne-sur-Mer, les moyens d’essais et de qualification ainsi que les compétences reconnues des équipes de l’Ifremer dans la conception de systèmes sous-marins avancés, l’environnement industriel et scientifique du pôle mer PACA, sont autant de facteurs qui ont permis le succès de cette coopération avec l’institut MARUM-RCOM.

La mission en mer est coordonnée par Gerrit Meinecke, responsable du projet B-SEAL, et par Vincent Rigaud, directeur du département des systèmes sous-marins, secondé de Jan Opderbecke, ingénieur Ifremer en charge des AUVs.

MARUM-RCOM est un centre de recherche pour les sciences environnementales marines créé en 1996 entre les principaux instituts et laboratoires allemands de la région de Brème et de Bremerhaven, (Institut Max Planck pour la microbiologie marine de Brême, Institut polaire Alfred Wegener de Bremerhaven le centre d’écologie marine tropicale de Brême, le département des géosciences et d’autres laboratoires de l’université de Brême et l’institut de recherche Senckenberg de Wilhelmshaven). Ce centre met en oeuvre des programmes scientifiques et des systèmes sous-marins pour la communauté scientifique allemande dans le cadre de projets relatifs au changement climatique, à la quantification des interactions entre la géosphère et la biosphère et il fournit des informations pour un usage durable des océans.

1. avec les sociétés provençales Cybernetix et ACSA et la société Canadienne ISE


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