dimanche 22 octobre 2017

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Zephyr, un drone au plus près du soleil

Alain Mattei, News.fr

vendredi 20 juillet 2007, sélectionné par Spyworld

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D’ici quelques semaines, la société anglaise Qinetic va lancer un avion sans passager qui pourra voler pendant plusieurs mois à près de 20 000 mètres d’altitude. Son carburant : le soleil.

D’ici quelques semaines, la société anglaise Qinetic va lancer un avion sans passager qui pourra voler pendant plusieurs mois à près de 20 000 mètres d’altitude. Son carburant : le soleil.

Le principe est simple. Pendant la journée, l’avion vole grâce à l’énergie engrangée par les panneaux qui couvrent ses ailes. Fins comme une feuille de papier, ils convertissent 9% de l’énergie solaire qu’ils reçoivent en électricité. La nuit, des batteries rechargeables prennent le relais. Elles peuvent se recharger des centaines de fois, l’engin sera donc en mesure de rester dans les airs jusqu’à trois mois.

Avec comme objectif le seuil des 20 000 mètres d’altitude, l’appareil ne gênerait pas les vols commerciaux.

Si les essais de cet été sont concluants, Qinetic prévoit de faire voler des exemplaires de préproduction de son UAV au début de l’année prochaine. La société, également impliquée dans le projet belge Mercator pour une observation précise de la Terre, est déjà en discussion avec d’éventuels partenaires en vue de la production.

Missions de surveillance

Les premiers tests réels du Zephyr ont lieu en mars 2006. Dans le désert du Nouveau Mexique, deux prototypes de 12 mètres pour 27 kilos effectuent des vols de 4 h 30 et 6 heures. Des sorties qui leur permettent d’atteindre des altitudes de plus de 8 000 mètres.

L’enjeu capital dans la construction de ce type d’appareil est bien sûr la gestion du poids. Moteur, instruments et matériaux sont étudiés afin d’alléger l’ensemble au maximum. La charge embarquée est également minime. Lors des essais, seuls 2 kilos de matériel de surveillance se trouvaient à bord.

Selon Paul Davey, directeur du développement commercial du Zephyr, ses utilisations peuvent être multiples. « Il peut convenir à de nombreuses applications civiles, de défense ou de sécurité telles que la télédétection, la communication et le sondage atmosphérique. » C’est surtout aux militaires que cette innovation devrait servir en premier lieu. Comme les drones classiques, elle servira notamment à observer les zones de combat pour un coût largement inférieur à celui, par exemple, des satellites.

La NASA avait déjà tenté une expérience d’avion solaire volant à très haute altitude. En 2001, le prototype Helios a établit un record en atteignant la hauteur de 29 524 mètres. Malheureusement, c’est dans l’océan Pacifique que le prototype a fini sa carrière deux ans plus tard.


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