lundi 18 décembre 2017

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Lougovoï critique l’absence de preuve de Londres

Nouvelobscom, avec AP

samedi 21 juillet 2007, sélectionné par Spyworld

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Le principal suspect dans le meurtre d’Alexandre Litvinenko affirme que la Grande-Bretagne a créé délibérément une confrontation diplomatique avec la Russie.

Le suspect dans le meurtre de l’ancien agent du KGB Alexandre Litvinenko, Andreï Lougovoï, a affirmé, vendredi 20 juillet, que la Grande-Bretagne a créé délibérément une confrontation diplomatique avec la Russie pour masquer un manque de preuves contre lui. Dans un entretien diffusé à la radio russe vendredi, Lougovoï s’est dit prêt à faire face à la justice britannique -mais en Russie, de peur d’être arrêté sur ordre de la Grande-Bretagne, dont il a d’ailleurs raillé le déclin par rapport à l’époque impériale. L’entretien intervenait au lendemain de la dernière escalade dans le conflit diplomatique qui oppose les deux pays : Moscou a décidé à son tour d’expulser quatre fonctionnaires britanniques, d’arrêter d’émettre des visas pour des représentants de Londres et de suspendre sa collaboration en matière de lutte antiterroriste.

"Aucune preuve directe"

Devant le refus de Moscou d’extrader Lougovoï, Londres avait annoncé lundi l’expulsion de quatre diplomates russes, la restriction de la délivrance de visas aux émissaires de Moscou et la réévaluation des relations entre les deux pays dans nombre de secteurs. Selon Lougovoï, les accusations de Londres sur le manque de coopération russe dans l’enquête sur le meurtre par empoisonnement de Litvinenko, l’année dernière à Londres, sont un "mensonge cynique et éhonté". Il a affirmé que faute de preuves, la Grande-Bretagne a provoqué l’actuel conflit pour se réfugier derrière ces accusations. "La logique du Londres officiel était très simple", a-t-il déclaré. "Je pense qu’il n’ont aucune preuve directe", a-t-il poursuivi.

"Les ambitions impériales"

Il a estimé qu’en raison de "l’énorme résonance" du meurtre de l’ex-agent de la KGB, Londres "devait en quelque sorte répondre à cette affaire" pour éviter le ridicule. Selon Lougovoï, lui même ancien espion, c’est pour cela que Londres a demandé son extradition tout en sachant que celle-ci était impossible en vertu de la Constitution russe. Dans le même entretien, Lougovoï a même moqué la Grande-Bretagne, qui a "toujours caché des escrocs, des aventuriers et des déserteurs". "Parler d’ambitions impériales pour la Grande-Bretagne aujourd’hui, c’est drôle", a-t-il déclaré.


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