mardi 17 octobre 2017

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Les ministres de l’Intérieur décortiquent les projets terroristes : Pour contrer Al Qaïda

Mohamed Khalil , Albayane.ma

dimanche 22 juillet 2007, sélectionné par Spyworld

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Lors d’une réunion avec les représentants des médias, les ministres Chakib Benmoussa, Nabil Benabdallah, Taïeb Fassi Fihri et Fouad Ali Himma ont abordé les questions liées au terrorisme, aux prochaines élections législatives et à l’affaire du Sahara.

Dans un exposé condensé, le ministre de l’Intérieur a abordé la question du terrorisme et la préparation des prochaines élections législatives. M. Benmoussa a étalé les raisons qui ont poussé le Maroc à hausser le degré de vigilance, sur la base d’ « informations précises sur les menaces terroristes ».

Il y a d’abord l’arrestation, depuis février dernier, « de nombreux recherchés » et de menaces d’ « Al Qaïda du Maghreb » de mener « des opérations terroristes vindicatives contre le Maroc » qui se trouve « visé ». Des sites Internet aux vidéos, en passant par les déclarations de l’organisation terroriste, sans oublier « l’existence d’un certain nombre de Marocains au Sahel, notamment au nord du Mali, qui veulent retourner au Maroc et préparer quelques opérations ».

Des menaces réelles

De plus, « 4 Marocains, qui allaient en formation chez l’ex-GSPC pour revenir ensuite dans le but de préparer des attentats terroristes au Maroc, ont été arrêtés dernièrement ». Ils font partie des deux cellules terroristes présentées, lundi, au juge d’instruction à Rabat. Selon le ministre, la conjoncture actuelle pourrait être jugée favorable, par les réseaux intégristes, pour « mener une opération terroriste ». Les mois de juillet et d’août, qui sont marqués par des fêtes nationales, la saison touristique, les négociations de Manhasset, la préparation des Législatives, pourraient être exploités par les réseaux terroristes pour donner un « impact médiatique, national et international » à des projets meurtriers.

Pourquoi une vengeance contre le Maroc ? « Pour la simple raison qu’Al Qaïda n’a pu, jusqu’à présent mener aucune opération terroriste dans notre pays, contrairement à l’Algérie et la Tunisie ».

C’est pourquoi « l’étape actuelle est très sensible » et « cette conjoncture pousserait les réseaux terroristes à agir ».

Cette appréciation est « partagée par l’ensemble des services de sécurité, les spécialistes du terrorisme et les services des pays amis avec qui nous coopérons ». D’où une « mobilisation préventive et une conscience accrue des dangers afin de gagner les défis », affirme M. Benmoussa.

Le système de veille sécuritaire, à trois niveaux (jaune, orange, rouge est passé au rouge et cette annonce « est aussi un moyen de communication avec les citoyens » sur le « contrôle accru et les mesures prises ».

Pour le ministre, les services marocains coordonnent, entre eux et avec leurs homologues des pays voisins. Avec l’Algérie, il y a « des échanges d’informations entre les services spécialisés des deux pays ». « Un SMIG de coordination », dira-t-il mais c’est « positif ». Mais pour mener à bien la tâche de veille sécuritaire, Benmoussa plaide pour un renforcement des ressources humaines et des outils de travail. « Imaginez un peu, les agents chargés de la sécurité travaillent entre 14 et 16 heures par jour ». Heureusement, il y a un soutien de la Primature, du gouvernement et du parlement pour « renforcer la sécurité » pas seulement contre le terrorisme mais également contre la criminalité. « Un plan quinquennal » donnera plus de moyens pour utiliser, notamment, « les nouvelles techniques », dont la vidéosurveillance, sera fonctionnel avec le Budget 2008. Pour sa part, le ministre délégué complètera les réponses, en insistant sur « les efforts fournis par les services de sécurité », plus particulièrement après le séisme d’Al Houceima » qui « nous avait surpris » et qui a montré les insuffisances des « plans d’urgence ».

Une coopération « sérieuse avec l’Algérie »

Pour Fouad Ali Al Himma, « aujourd’hui, nous sommes en face d’une nouvelle génération de terroristes » et le Maroc se trouve dans la ligne de mire d’Al Qaïda « car ses réseaux n’ont pas réussi à frapper des intérêts marocains ». Mais malgré « l’embrigadement de Marocains et leur formation à l’étranger pour viser des intérêts dans d’autres pays » et l’existence de « cellules qui recrutent, au Sahel, des Marocains pour le jihad », le « dernier groupe n’est pas rentré au Maroc ». Cela est dû aux « efforts fournis depuis décembre 2006 ».

La coopération avec l’Algérie, qui « existe depuis 1998 », a « connu, durant les dernières semaines, des développements » notables et a été qualifiée de « sérieuse » par le ministre délégué. Le fait nouveau en Algérie est le recours « aux voitures piégés » Mais, en dépit de tous les efforts et des réussites du Maroc, le « risque zéro » n’existe pas.


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