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La menace terroriste pesant sur le territoire des États-Unis

USinfo.state.gov

lundi 23 juillet 2007, sélectionné par Spyworld

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On trouvera ci-après la note d’information que les services du porte-parole de la Maison-Blanche ont diffusée le 17 juillet au sujet de la menace terroriste qui pèse sur les États-Unis.

La menace terroriste pesant sur le territoire des États-Unis

L’action du gouvernement visant à protéger le pays de la menace persistante et en évolution constante du réseau Al-Qaïda

Aujourd’hui, le directeur des services nationaux de renseignement a soumis au président et au Congrès un rapport sur la menace terroriste qui pèse sur le territoire des États-Unis. Ce rapport fournit un large cadre stratégique et coordonné qui permet de se rendre compte de la menace que les terroristes font peser sur les États-Unis à l’heure actuelle et qu’ils feront peser dans les trois années à venir. Il comprend des jugements de valeur des services de renseignement destinés à permettre au gouvernement d’élaborer les mesures à prendre et à établir un ordre de priorité.

- Les auteurs de ce rapport estiment que la menace terroriste pesant sur le pays est plus grave que l’on ne pensait. Cette menace provient principalement de groupes et de cellules terroristes islamistes, en particulier d’Al-Qaïda. Leur intention d’attaquer les États-Unis n’a guère diminué et ils continuent d’améliorer leurs moyens et de les adapter.

- Le directeur des services nationaux de renseignement a rendu publiques des sections de ce rapport selon lesquelles :

. l’intensification de la lutte contre le terrorisme dans le monde entier depuis les attentats du 11 septembre 2001 a limité la capacité du réseau Al-Qaïda à attaquer de nouveau les États-Unis et fait que les groupes de terroristes considèrent les États-Unis comme un lieu plus difficile à attaquer qu’avant les attentats de 2001 ;

. Al-Qaïda protège ou a remis en état trois des quatre éléments essentiels à l’organisation d’attentats : un lieu sûr dans la zone tribale administrée au niveau fédéral par le Pakistan, des adjoints en état d’agir et son commandement ;

. Al-Qaïda tirera parti des contacts et des moyens de son affilié le plus visible et le plus capable, Al-Qaïda en Irak (AQI), qui est à notre connaissance le seul qui ait exprimé le désir d’attaquer le territoire américain.

Nous faisons face à la menace provenant d’Al-Qaïda et portons atteinte à ses moyens d’agir

Le 11 septembre 2001, le président a décidé que nous lancerions une offensive contre nos ennemis. Nous avons établi de nouvelles institutions pour mieux coordonner la défense du pays et la collecte de renseignements, mis au point de nouveaux instruments pour surveiller et suivre les terroristes et leurs moyens financiers et rassemblé toutes nos ressources nationales pour attaquer les ennemis terroristes qui sont en guerre avec nous.

Les États-Unis et leurs alliés ont capturé ou tué de hauts responsables d’Al-Qaïda et entravé de nombreuses tentatives d’attaque contre les États-Unis et leurs alliés :

- Abd al-Hadi : Oussama ben Laden a tenté d’envoyer en Irak le terroriste Abd al-Hadi al-Iraqi qui est originaire de ce pays. Ce dernier avait été l’un de ses principaux conseillers et son chef principal en Afghanistan. Il a aussi organisé des tentatives d’assassinat d’adversaires d’Al-Qaïda, tels que le président du Pakistan, M. Pervez Musharraf, et un représentant de ce pays à l’ONU. Abd al-Hadi n’a jamais réussi à aller en Irak, car il a été capturé à la fin de 2006 ;

- la tentative d’un attentat à la bombe contre un avion de ligne : en janvier 2006, Oussama ben Laden a prévenu les Américains : « Des opérations sont en cours de préparation, et vous les verrez chez vous dès qu’elles seront prêtes. » Sept mois plus tard, les autorités britanniques ont mis fin au projet d’attentat le plus important d’Al-Qaïda contre les États-Unis depuis les attentats du 11 septembre 2001 : le projet de faire exploser une bombe dans un avion de ligne à destination des États-Unis. Nos services de renseignement estiment que ce projet d’attentat devait se réaliser deux ou trois semaines après sa découverte. Si cet attentat avait eu lieu, il aurait pu causer autant de morts et de dégâts que les attentats du 11 septembre 2001 ;

- Abou al-Zarqawi : en janvier 2005, Oussama ben Laden a chargé Abou Moussab al-Zarqawi de former une cellule en vue d’organiser des attentats terroristes en dehors de l’Irak, principalement aux États-Unis. Afin de l’aider dans cette tâche, il a demandé à l’un de ses principaux agents, Hamza Rabi’a, d’envoyer à Abou al-Zarqawi des informations sur les opérations d’Al-Qaïda à l’étranger, notamment des informations sur ses activités dirigées contre les États-Unis. En décembre 2005, Hamza Rabi’a a été tué au Pakistan. Plusieurs mois plus tard, en juin 2006, les forces américaines et irakiennes ont tué Abou al-Zarqawi. Elles ont aussi tué ou capturé plusieurs de ses principaux adjoints, notamment son chef des opérations à Bagdad et son principal spécialiste dans la fabrication des bombes.

Nous poursuivons notre offensive contre les terroristes à l’étranger, tout en défendant contre les attentats notre pays, les intérêts des États-Unis à l’étranger, nos amis et nos alliés.

- L’évaluation constante de la menace terroriste : tous les jours, les services de renseignement, de police et de sécurité intérieure de l’État fédéral examinent les nouvelles menaces et les moyens d’y faire face. Toutes les semaines, de hauts responsables de la lutte contre le terrorisme se réunissent à la Maison-Blanche pour examiner les nouvelles menaces et pour préparer les mesures à prendre dans le cadre de la guerre contre le terrorisme. Le président continue de recevoir des informations périodiques des services de renseignement relatives aux activités d’Al-Qaïda et des mises à jour des membres de son gouvernement à propos de la sécurité intérieure.

- L’utilisation stratégique des ressources : comme nous l’avons fait pendant d’autres périodes où le degré de la menace était accru, nous utilisons nos ressources de façon stratégique. Dans ce cas-ci, nous avons créé un groupe interministériel sous la direction du Centre national de lutte contre le terrorisme afin d’élaborer de nouvelles mesures destinées à obtenir des informations et à empêcher d’éventuels attentats terroristes contre les États-Unis. Ce groupe évalue les nouveaux renseignements et envisage les mesures susceptibles de prévenir la concrétisation de la menace. Il soumet périodiquement des rapports à la Maison-Blanche et échange des informations avec d’autres services de la lutte contre le terrorisme.

- L’adaptation de la conduite à suivre face à la menace : les services des ministères de la sécurité intérieure et de la justice examinent leurs activités en cours et renforcent au besoin leur action afin de mieux faire face au degré accru de menace.

- Le renforcement de la coopération avec nos principaux alliés : nous œuvrons de concert avec nos principaux alliés pour empêcher Al-Qaïda d’entrer en relation avec des réseaux régionaux et d’assurer leurs services à des fins stratégiques.

. Au Pakistan, nous continuons de coopérer avec le président Musharraf et avec son gouvernement en vue de capturer des agents d’Al-Qaïda et d’exercer des pressions sur ce réseau et sur les talibans dans les zones tribales administrées au niveau fédéral. Les Pakistanais se rendent compte de la menace qu’Al-Qaïda et les extrémistes violents font peser sur leur pays, et nous continuerons d’œuvrer de concert avec eux pour empêcher les terroristes de trouver refuge dans leur pays.

. En Afrique du Nord, nous collaborons avec nos partenaires pour faire obstacle à l’expansion d’Al-Qaïda au Maghreb, qui s’est manifestée par l’apparition du groupe Al-Qaïda dans le Maghreb islamique. Ce groupe a revendiqué plusieurs attentats à la bombe en Algérie, dont ceux des 11 avril et 11 juillet dirigés contre des civils à Alger.

. Dans le golfe Persique, nous continuons de redoubler nos efforts en vue de démanteler des cellules terroristes, de juguler le financement du terrorisme et de saper l’idéologie à laquelle Al-Qaïda et ses partisans ont recours pour justifier l’assassinat d’innocents.

- En Europe, nous continuons de renforcer nos relations afin d’accroître l’échange d’informations et la coopération dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, tout en intensifiant la sensibilisation à la nature de la menace et aux problèmes posés à l’Europe alors que des terroristes exploitent l’infrastructure existante pour organiser leurs opérations.

. Nous étudions d’autres moyens d’entraver les activités du réseau Al-Qaïda, notamment en nous opposant encore plus au message de violence de ce réseau et à ses tentatives d’exploiter les griefs et les souffrances de groupes locaux à son profit.

Depuis le 11 septembre 2001, la sécurité des États-Unis est plus forte, mais elle n’est pas encore totale.

Nos ennemis n’ont pas réussi à lancer une attaque sur notre sol, mais ils ne sont pas restés inactifs. Depuis le 11 septembre 2001, Al-Qaïda et ceux qui s’inspirent de son idéologie empreinte de haine ont commis des attentats terroristes dans plus d’une vingtaine de pays. Ils ont préparé des attentats contre les États-Unis, mais ils n’ont pas jusqu’à présent réussi à nous attaquer, en partie parce que nous avons pris des mesures énergiques dans notre territoire et à l’étranger pour garantir la sécurité des Américains.

Nous demeurons vigilants et prenons les mesures nécessaires pour protéger le peuple américain. Nous avons demandé aux Américains de continuer aussi de faire preuve de vigilance et de signaler toute activité suspecte.

Nous continuerons d’œuvrer de concert avec le Congrès pour garantir que nous disposons des moyens et des ressources nécessaires pour protéger notre pays. À cet égard, l’adoption par le Congrès du texte de loi sur la modernisation de la FISA (Foreign Intelligence Surveillance Act) permettra de renforcer la sécurité des États-Unis en améliorant les moyens de nos services de renseignement, tout en protégeant la vie privée des Américains. Il convient de réviser cette loi qui date de 1978 afin de tenir compte des progrès immenses du secteur des télécommunications que le Congrès ne pouvait pas alors envisager et qui permettront au personnel compétent en la matière de concentrer son attention et ses ressources sur les télécommunications pertinentes.


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