jeudi 14 décembre 2017

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Le Pakistan a un rôle indispensable à jouer dans la lutte mondiale contre le terrorisme

USinfo.state.gov

mercredi 1er août 2007, sélectionné par Spyworld

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Déposition au Congrès de M. Nicholas Burns, sous-secrétaire d’État chargé des affaires politiques

Le Pakistan est un allié crucial dans la guerre contre le terrorisme, a déclaré le sous-secrétaire d’État chargé des affaires politiques, M. Nicholas Burns, le 25 juillet, à l’occasion d’une déposition devant la commission sénatoriale des relations étrangères.

« A l’heure actuelle, le Pakistan est l’un de nos partenaires internationaux les plus proches. Il est, indubitablement, notre partenaire le plus indispensable dans la guerre contre Al-Qaïda et les autres groupes terroristes islamiques qui sévissent en Asie du Sud », a-t-il souligné.

De l’avenir du Pakistan, a-t-il dit, dépend la stabilité en Asie du Sud, une région qui revêt une importance colossale pour la politique étrangère des États-Unis depuis les attentats terroristes du 11 septembre 2001, et « rien n’est plus important que la continuité des relations entre les États-Unis et le Pakistan ».

Les États-Unis demeureront un ami indéfectible du Pakistan, a affirmé M. Burns, et les Pakistanais ne doivent pas en douter. Cette qualité d’amis les obligent toutefois à parler en toute franchise et, parfois, à ne pas être d’accord avec le Pakistan à propos de question cruciales, telles que le meilleur moyen de remporter la victoire sur les groupes terroristes et de bâtir un État démocratique.

Donnant les grandes lignes des initiatives prises par le Pakistan pour lutter contre les terroristes, M. Burns a indiqué que, depuis 2001, le gouvernement du président Pervez Musharraf avait capturé ou tué plus d’agents d’Al-Qaïda que n’importe quel autre pays, ajoutant cependant que les régions tribales du Waziristan étaient devenues des havres de paix pour de violents extrémistes et la préparation d’actes terroristes.

Les mesures prises pour traduire en justice les cadres d’Al-Qaïda et les chefs talibans se trouvant dans les régions tribales son insuffisantes et, a souligné M. Burns, « la coopération locale est nécessaire pour empêcher durablement les terroristes de s’incruster dans ces zones, et le Pakistan va devoir trouver des moyens plus efficaces pour y parvenir (...) Les informations faisant état d’activités d’Al-Qaïda dans ces régions soulignent la nécessité, pour le Pakistan, d’intensifier ses efforts de lutte contre cet ennemi. »

L’aide que fournissent les États-Unis au Pakistan, qui comporte deux volets : un appui visant à renforcer la sécurité et un appui visant à faciliter la réforme économique, a fortement consolidé la capacité de ce pays de lutter contre les éléments extrémistes, a fait valoir M. Burns.

Progrès réalisés dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et contre la prolifération

Le président Musharraf reconnaît, ainsi que le font les États-Unis, que les moyens militaires, à eux seuls, ne peuvent contrecarrer le terrorisme et autres manifestations d’extrémisme. Et c’est la raison pour laquelle les États-Unis ont donné au Pakistan 843 millions de dollars au titre d’une assistance économique et d’une aide à la sécurité, le plaçant au cinquième rang des pays bénéficiaires de leur aide, a indiqué M. Burns.

Il a rappelé que l’aide au développement que fournissent les États-Unis avait pour objectif d’instituer une croissance durable, d’améliorer le niveau de vie et d’encourager la bonne gouvernance, la responsabilité des citoyens et les investissements étrangers.

Les États-Unis se réjouissent également de l’engagement pris par M. Musharraf de faire en sorte que le Pakistan joue un rôle prééminent dans les efforts menés au plan international pour empêcher la prolifération des armes de destruction massive, de leurs vecteurs et des technologies qui y sont liées.

Ils suivent régulièrement, en collaboration avec le Pakistan, un vaste éventail de dossiers liés à la lutte contre la prolifération, lesquels ont une grande importance pour les intérêts des États-Unis et du reste du monde.

Il s’agit en effet, a expliqué M. Burns, d’empêcher l’élaboration d’un réseau clandestin qui œuvrerait en faveur de la prolifération, tel le réseau dirigé par M. Abdul Qadeer Khan, un ancien responsable du programme nucléaire pakistanais qui a vendu des technologies « sensibles » à des régimes parias tels que l’Iran et la Corée du Nord et a beaucoup nui aux initiatives internationales visant à limiter la propagation des techniques du nucléaire. Le gouvernement pakistanais a donc « une responsabilité directe d’aider à réparer les dégâts et de garantir que cela ne se reproduise pas ».

Des élections libres et équitables au Pakistan

Les États-Unis apportent une aide technique au Pakistan en vue de l’organisation, en 2008, de ses élections présidentielles et législatives. Le président Musharraf, un militaire, s’est engagé à organiser des élections libres et équitables devant permettre à la population de choisir ses dirigeants en vue de la formation d’un gouvernement civil démocratique.

Selon M. Burns, l’impartialité des élections pakistanaises sera avérée s’il est permis aux partis politiques victorieux de former un gouvernement reflétant véritablement la volonté des électeurs.

M. Burns a ajouté que les États-Unis souhaitaient que le Pakistan se transforme en une nation plus stable, plus ouverte et plus sûre où le peuple pourra vivre en paix.


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