lundi 23 octobre 2017

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De nombreux services secrets ont aidé à la libération des Bulgares

7sur7.be

mercredi 1er août 2007, sélectionné par Spyworld

Les services secrets d’"une vingtaine de pays", notamment de Grande-Bretagne, d’Italie, d’Etats arabes et d’Israël, ont contribué à la libération en Libye des six praticiens bulgares, a indiqué lundi le chef du renseignement bulgare, le général Kirtcho Kirov.

Le sort des cinq infirmières et du médecin n’était en fait qu’"un grain de poussière dans l’oeil d’un énorme ouragan où se croisent des intérêts gigantesques", avec ventes d’armes et concessions pétrolières, a raconté le général dans une interview publiée lundi par le quotidien 24-Tchassa. Selon lui, l’ex-directeur du département Opérations globales du MI-6 britannique, Marc Allan, a mis en contact les chefs des services de renseignements bulgares et libyens.

Rencontres

Le général Kirov a dit avoir rencontré cinq fois l’ex-directeur du renseignement libyen Moussa Koussa, en Libye, à Rome, à Paris et à Londres. Les contacts, notamment en Libye, ont continué à partir de 2004 avec son successeur Abdallah Sanoussi, beau-frère de Mouammar Kadhafi. Fin février 2007, le général Kirov "savait qu’une solution serait trouvée vers la fin juillet-début août".

Cela a découlé d’un entretien nocturne dans une villa viennoise avec Seif al-Islam, fils du numéro un libyen Mouammar Kadhafi, dont la fondation caritative a joué un rôle d’intermédaire. Alors Premier ministre, Tony Blair a lui-même été impliqué dans les grands marchandages, d’après le responsable bulgare.

Influence

Kirtcho Kirov a déclaré que son service avait au total eu des contacts avec "une vingtaine de services" homologues, dont le Mossad israélien qui a permis d’entrer en relations "avec des personnes, en Libye et dans le monde, ayant des capacités d’information et d’influence pour créer une ambiance psychologique favorable au règlement du problème".

Le général Kirov a aussi mis en exergue le rôle de plusieurs services de renseignements arabes - "nos amis palestiniens", l’Egypte, l’Algérie, Maroc - et des services italiens qui "ont fourni de l’information et ont mis à profit leur influence" sur la Libye.


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