mardi 12 décembre 2017

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La Géorgie veut saisir le Conseil de sécurité de l’ONU après l’incident avec la Russie

Le Monde, avec AFP et Reuters

jeudi 9 août 2007, sélectionné par Spyworld

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La Géorgie a annoncé mercredi 8 août qu’elle demande une réunion extraordinaire du Conseil de sécurité de l’ONU, après la découverte lundi d’un missile sur son territoire provenant, selon elle, de Russie. "Le Conseil doit faire preuve de détermination en condamnant une attaque sur le territoire d’un pays souverain. Nous appelons le Conseil à mener une enquête de haut niveau", a déclaré le représentant permanent adjoint de la Géorgie auprès de l’ONU, Irakli Chikovani. Il a expliqué que ce tir de missile était considéré comme une violation d’un article de la charte de l’ONU interdisant le recours à la force et comme un "acte d’agression". Le ministre des affaires étrangères géorgien, Guela Bejouachvili, a invité "des représentants de tous les pays à participer" au groupe d’experts internationaux formé pour résoudre l’énigme.

L’épisode de ce tir de missile s’ajoute aux nombreux incidents qui entachent la relation entre la Géorgie et la Russie depuis la chute de l’Union soviétique en 1991. Il a été retrouvé près de la république géorgienne de l’Ossétie du Sud, où Moscou soutient la rebellion indépendantiste.

UN AVION VENU DU NORD

Selon la Géorgie, le missile tombé à une soixantaine de kilomètres de Tbilissi, sans exploser et sans faire de victime, serait un missile tactique antiradar Raduga Kh-58 de fabrication russe, provenant d’un bombardier russe Su-24. Moscou a démenti, évoquant, par la voix du chef de l’état-major, une "provocation" de Tbilissi. Le ministre des affaires étrangères géorgien parle d’un "cas de bombardement", mais un responsable proche de l’enquête à Tbilissi estimait, lui, mercredi, que le missile avait non pas été tiré, mais largué par un appareil russe, qui, après avoir été pris sous le feu de rebelles séparatistes au sol en Ossétie du Sud, se serait, dans la confusion, débarrassé de son missile. Cette piste expliquerait pourquoi le missile n’a pas explosé.

Selon un rapport préliminaire d’observateurs internationaux obtenu mercredi par Reuters, l’avion qui a largué le missile venait du nord, la direction de la Russie. Le rapport ne conclut cependant pas que le missile a été largué par la Russie, indiquant que les observateurs n’ont pu identifier ni l’avion ni le missile.

Répondant aux accusations de Moscou selon lesquelles la Géorgie aurait tiré elle-même ce missile pour déstabiliser un peu plus la situation en Ossétie du Sud et justifier une intervention armée, Tbilissi a assuré que les forces géorgiennes ne disposaient ni d’avions ni de missiles du même type que ceux incriminés.

Le ministre des affaires étrangères géorgien, Guela Bejouachvili, a invité "des représentants de tous les pays à participer" au groupe d’experts internationaux formé pour enquêter sur l’affaire du missile. - AFP/VANO SHLAMOV


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