mardi 12 décembre 2017

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Les systèmes de communications américains à la merci des hackers ?

Atelier groupe BNP Paribas

vendredi 10 août 2007, sélectionné par Spyworld

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Les hackers pourraient profiter d’une nouvelle loi américaine qui autorise la NSA à intercepter des appels sans mandat. Cette entrée représente autant de brèches pour les pirates, en particulier avec les réseaux de fibre optique.

Depuis le 5 août, les communications de civils américains avec des personnes situées en dehors du territoire peuvent être écoutées par la National Security Agency sans mandat judiciaire préalable. L’Agence pourra également recueillir les communications transitant par des serveurs américains. Motif de ce réajustement : l’innovation technologique. Face à la multitude des moyens et des technologies de communication, il devient impossible, selon la NSA, de requérir un mandat pour chaque écoute, comme il était indiqué dans le Foreign Intelligence Surveillance Act (FISA), le texte sur la surveillance voté en 1978. Mais cette nouvelle loi, si elle est censée protéger les Américains du terrorisme, pourrait au contraire les rendre plus vulnérables, notamment aux attaques des hackers, les pirates informatiques.

L’Agence de Sécurité Nationale prise à son propre piège

Jusqu’à présent, les signaux de télécommunications étaient acheminés par les airs. Pour les intercepter, les services de sécurité utilisaient des satellites et des antennes. Aujourd’hui, les satellites laissent la place à la fibre optique. Pour dissocier les communications passées sur ce réseau entre civils américains - et qui sont protégées par la Constitution - de celles passées vers l’étranger, la NSA aura besoin de mettre sur pied une véritable armada de systèmes de surveillance automatique capable de déceler le type d’appels passés. Or cette ruée sur les infrastructures de télécommunications ouvre une sérieuse brèche aux hackers. Pour Susan Landau, ingénieur au Sun Microsystems Laboratories et co-auteur de l’ouvrage Privacy on the Line : The Politics of Wiretapping and Encryption pour le Washington Post : "Si l’on donne à la NSA ce qu’elle souhaite, les Etats-Unis seront, d’ici dix ans, vulnérables aux attaques des hackers du monde entier". Cette vulnérabilité pourrait également profiter aux agences de renseignement étrangères, qui pourront pénétrer les systèmes de communications américains.

Des exemples de vulnérabilité en amont

Ce type d’attaques a déjà eu des précédents en Amérique. En août 2006, des pirates étrangers ont en effet pu pénétrer les ordinateurs de plusieurs agences militaires et gouvernementales. En quelques dizaines de minutes par attaque, les hackers ont pu transporter plus de dix térabytes de données vers la Chine. Selon Susan Landau, la nouvelle loi devrait donc rendre les technologies américaines de communications encore plus fragiles et faciles à pénétrer. Autant dire que la sécurité nationale risque d’être sérieusement compromise...


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