mardi 17 octobre 2017

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Florence Aubenas et Hussein Hanoun ont été libérés

Reuters

dimanche 12 juin 2005, sélectionné par Spyworld

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La journaliste de Libération Florence Aubenas et son guide irakien Hussein Hanoun ont été libérés après 158 jours de captivité, annonce le ministère des Affaires étrangères français.

"Florence Aubenas a été libérée. Elle est en route pour la France. Elle va arriver à la fin de la journée à (l’aéroport de) Villacoublay", a déclaré la porte-parole adjointe du Quai d’Orsay, Cécile Pozzo di Borgo.

Son guide irakien, Hussein Hanoun al-Saadi, a lui aussi retrouvé la liberté. "Il va rester en Irak et retrouver sa famille", a précisé la porte-parole du Quai d’Orsay.

Florence Aubenas et Hussein Hanoun étaient retenus otages en Irak depuis le 5 janvier.

L’annonce de la nouvelle a été accueillie avec un immense soulagement au journal Libération.

"L’heure est surtout au soulagement et la joie à l’idée de la revoir le plus vite possible", a déclaré sur France Info le directeur de la rédaction du quotidien, Antoine de Gaudemard.

"Je voudrais dire un merci immense au nom de toute l’équipe de Libération à ceux qui nous ont soutenu depuis le début de cette épreuve", a-t-il ajouté.

"On est tous en train de pleurer, c’est une immense joie. On pense à tous ceux qui ont aidé à crier leur nom en permanence", a déclaré à Reuters Pierre Moulin-Roussel, président du comité de soutien des deux otages.

Selon Dominique Simonnot, journaliste à Libération, les parents de Florence Aubenas ont été prévenus dès samedi soir de la libération de leur fille, qui pourrait selon lui être intervenue dès vendredi.

La journaliste et son guide seraient en bonne santé.

"Apparemment elle a été bien traitée, autant qu’on peut l’être dans ces circonstances. Il n’y a pas eu de mauvais traitement", a dit Antoine de Gaudemard.

L’heure était au soulagement aussi à l’association de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières.

"Pour l’instant la seule chose qu’on veut retenir c’est le choix qui nous submerge, ça a été tellement long, tellement long, tellement long...", a déclaré le secrétaire général de RSF, Robert Ménard, qui s’est refusé à tout commentaire dans l’immédiat sur les circonstances de la libération des deux otages.

"C’est trop long pour bâtir des scénarios. Il y a des hypothèses, on pourra les vérifier dans les jours qui viennent", a-t-il dit.


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