mardi 17 octobre 2017

Accueil du site > Terrorisme > International > É-U : le Fatah al-Islam sur la liste des groupes terroristes

É-U : le Fatah al-Islam sur la liste des groupes terroristes

AFP

lundi 13 août 2007, sélectionné par Spyworld

logo

Les États-Unis ont inscrit lundi le groupe extrémiste Fatah al-Islam, impliqué dans de violents affrontements dans un camp de réfugiés au liban, sur sa liste des organisations terroristes.

« Dans le cadre de la lutte des États-Unis contre le terrorisme », la secrétaire d’État Condoleezza Rice « a désigné le Fatah-al-Islam comme organisation dédiée au terrorisme mondial », selon la législation américaine, a annoncé le département d’État dans un communiqué.

La secrétaire d’État a pris cette mesure, qui prive le groupe d’accès au système financier américain, après consultations avec le secrétaire américain à la Justice et le secrétaire au Trésor, indique le communiqué.

Le Fatah-al-Islam « menace la sécurité des Libanais et de la région », a estimé le département d’État.

Cette organisation est dirigée par Chaker al-Abssi, un Palestinien né à Jéricho (Cisjordanie) en 1955. Il est recherché en Jordanie, qui l’a condamné à mort par contumace pour son implication dans un attentat anti-américain, en Syrie et au Liban. Le groupe comprend des combattants de diverses nationalités arabes.

Le Fatah al-Islam serait lié au réseau terroriste Al-Qaeda et ancien membre du Fatah-Intifada, formation politico-militaire palestinienne basée à Damas.

Ce groupuscule est accusé par le gouvernement libanais d’être un outil des services de renseignement syriens et d’être soutenu par des groupes prosyriens, notamment le FPLP-CG.

« Notre mouvement n’est allié ni à un régime, ni à aucune formation existant sur cette terre. C’est un groupuscule indépendant qui s’inspire du Coran et de la Charia », se défend Chaker al-Abssi.

Depuis le 20 mai, des combats opposent des islamistes du Fatah al-Islam retranchés dans le camp palestinien de Nahr al-Bared à l’armée libanaise.

Plus de 200 personnes, dont 136 soldats, ont été tuées depuis le début des combats. Ce bilan ne tient pas compte des islamistes tués dont les corps sont restés dans le camp.

Les 31 000 réfugiés du camp ont fui par vagues dans les premières semaines des combats. Mais les femmes et les enfants des combattants, qui seraient une soixantaine, sont restés dans le camp. L’armée accuse les islamistes de les utiliser comme boucliers humains.

Fatah al-Islam avait annoncé sa création le 26 novembre, dans le camp al-Bared, six jours après l’arrestation de deux de ses membres par la police libanaise dans le camp voisin d’al-Badaoui.

La Syrie, soupçonnée par le gouvernement libanais d’être le mentor du Fatah al-Islam, a répliqué par le biais de son ministre de l’Intérieur, Bassam Abdel Majid, en dévoilant que le chef du groupe incriminé avait été emprisonné dans son pays pour affiliation à Al-Qaeda.

« Fatah al-Islam est un des groupes liés à Al-Qaeda démasqué en août 2002 alors qu’il projetait exécuter des actions terroristes en Syrie », a déclaré en mars M. Abdel Majid.

Le quotidien libanais al-Mustaqbal, antisyrien, avait affirmé fin novembre que le Fatah al-Islam appartenait à « un complot terroriste fomenté par le régime du président syrien Bachar al-Assad ».

« Fatah al-Islam est un phénomène étranger à la légalité palestinienne, qui nuit à l’action palestinienne », a dit pour sa part le représentant de l’OLP au Liban, Abbas Ziki.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :