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Deux scientifiques russes soupçonnés de divulgation de secrets d’État

AFP

mardi 21 août 2007, sélectionné par Spyworld

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Les services spéciaux russes (FSB) ont indiqué mardi enquêter sur deux scientifiques de Novossibirsk (Sibérie occidentale), soupçonnés de divulgation de secrets d’État, alors que les défenseurs des droits de l’Homme dénoncent un nouveau « procès fabriqué ».

« Le département du FSB pour la région de Novossibirsk enquête sur l’existence du délit de ’divulgation de secrets d’État’ (dans les actes) de deux ex-collaborateurs de l’Institut de Physique appliquée I. Minine et O. Minine », indique le communiqué de l’ex-KGB diffusé mardi.

Les frères Igor et Oleg Minine, qui ont travaillé jusqu’en 1996 à l’Institut de Physique appliquée, toujours dirigé par leur père Vladilen Minine, ont publié en 2006 un ouvrage « basé exclusivement sur des informations déjà parues dans les médias » à l’occasion du 40e anniversaire de l’établissement, selon l’ONG le Comité de la défense des Scientifiques.

Ces informations ne peuvent donc être par définition considérées comme secret d’État, selon l’ONG.

Selon le FSB au contraire, l’enquête, ouverte en avril 2007, a établi qu’« une partie de l’ouvrage concerne des informations constituant un secret d’État », mais les frères Minine « n’ont pas été inculpés ».

« Sachant que les scientifiques constituent l’une des catégories de nos citoyens qui manquent le plus de protection, le FSB fabrique sans se gêner des procès criminels accusant des scientifiques de haute trahison », écrit le Comité de défense des scientifiques dans une lettre ouverte adressée au procureur général de Russie Iouri Tchaïka.

Les défenseurs des droits de l’Homme demandent au procureur de clore « cette enquête absurde pour une société civilisée, en absence de délit ».

Plusieurs scientifiques russes ont été arrêtés et condamnés ces dernières années pour espionnage. Ces condamnations ont été dénoncées par les défenseurs des droits de l’Homme comme un symptôme de « l’espionnite » des autorités russes, soucieuses d’effrayer les chercheurs désireux de travailler avec l’étranger.


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