vendredi 20 octobre 2017

Accueil du site > Terrorisme > International > Les Suisses se sentent en sécurité

Les Suisses se sentent en sécurité

ATS

vendredi 24 août 2007, sélectionné par Spyworld

logo

Selon le sondage annuel sur le sentiment de sécurité en Suisse, une minorité des 1200 personnes interrogées considèrent que le terrorisme constitue un danger pour le pays. Mais beaucoup sont en revanche favorable à l’augmentation de mesures sécuritaires.

Les Suisses n´ont jamais été aussi optimistes. Ils se sentent en sécurité et seule une minorité s´inquiète de la menace terroriste. Pourtant, une bonne part est prête à tolérer des mesures restreignant la liberté, relève l´étude annuelle de l´EPFZ sur la sécurité.

Contrôles accrus

Une large majorité des 1200 personnes interrogées début 2007 approuvent des mesures comme les contrôles supplémentaires des bagages aux aéroports, le contrôle du nombre des étrangers, la présence accrue de la police et la collecte de données concernant des personnes suspectes. Les taux des sondés "tout à fait d´accord" et "plutôt d´accord" oscillent entre 76 et 81%.

Ils sont un peu plus sceptiques s´agissant de l´assouplissement du secret bancaire à des fins d´investigation (64%) et de la surveillance vidéo des lieux publics (62%). Une petite majorité peut accepter l´arrestation préventive de personnes suspectes (52%) et la saisie de données biométriques (54%).

Ambivalence

En revanche, le renforcement de la surveillance des communications téléphoniques (36%) et des contrôles pour entrer dans les bâtiments publics (44%) n´est pas soutenu, selon les données publiées vendredi par l´Académie militaire et le Centre de recherche sur la politique de sécurité de l´Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ).

Les chercheurs constatent une certaine ambivalence entre liberté et sécurité. Quand les sondés doivent se prononcer sur l´importance de ces valeurs hors de tout contexte, la liberté (58%) passe avant la sécurité (48%).

Lutte antiterroriste

Mais quand il s´agit de lutter contre le terrorisme, environ deux tiers acceptent des restrictions de liberté. Celles susceptibles de toucher un cercle de personnes large et anonyme sont davantage tolérées que celles qui affectent directement la sphère privée individuelle.

De manière générale, seuls 12% (-2% par rapport à 2006) se sentent personnellement menacés depuis les attentats de 2001. Dans le même temps, 48% des Tessinois et des Romands et 40% des Alémaniques perçoivent le terrorisme comme un danger. Les Latins sont aussi un peu plus prompts à soutenir les mesures répressives. Idem des sondés qui se situent à droite de l´échiquier politique.

La participation aux engagements militaires à l´étranger augmente le risque de terrorisme pour la Suisse d´après 50% des sondés, un taux en hausse de 7 points par rapport à l´année précédente. Dans la foulée, l´idée que la Suisse peut se protéger en participant à la lutte contre le terrorisme international est en baisse (-7% à 56%).

Optimisme record

Cela n´empêche pas les Suisses de voir la vie en rose. 79% des sondés se sont dits plutôt voire très optimistes pour l´avenir du pays ces cinq prochaines années, en hausse de 9 points.

Il s´agit d´un taux record depuis le lancement de l´étude, il y a 16 ans, a noté le professeur Karl Haltiner. Le précédent pic (78%) remonte à 2001, avant les attentats du 21 septembre.

Un mieux est également constaté concernant la situation internationale. 46 % des personnes interrogées, en baisse de 7 %, pronostiquent une évolution plus sombre et plus tendue.

Bonne conjoncture

Cet optimisme est lié notamment à la bonne conjoncture économique, a ajouté M. Haltiner. Cela se reflète dans le sentiment de sécurité toujours élevé (86%, -2%) et la confiance accordée aux autorités. Ainsi, le Conseil fédéral voit sa cote monter légèrement (de 6 à 6,3).

La palme de l´adhésion revient à la neutralité. Comme de coutume, la Suisse se retrouve unie derrière ce symbole identitaire, soutenu à 92% (+2%). L´interprétation traditionnelle et étroite de ce principe tend cependant à diminuer, selon le professeur.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :