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Arianespace fête son 25è anniversaire en renouant avec l’optimisme

AFP

mardi 14 juin 2005, sélectionné par Spyworld

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Arianespace a fêté son 25ème anniversaire en annonçant mardi, au deuxième jour du salon du Bourget, un nouveau contrat de lancement de satellite, des résultats 2004 positifs et des raisons d’espérer après une phase difficile.

La société européenne a remporté un contrat pour le lancement du satellite de télécommunications BSAT-3a de Lockheed Martin, pour le compte de l’opérateur japonais Broadcasting Satellite System Corporation (B-SAT), a annoncé son directeur général Jean-Yves Le Gall.

Ce contrat, dont le montant n’a pas été révélé, est le troisième remporté par Arianespace depuis le début de l’année. "Il y en aura d’autres", a assuré M. Le Gall.

Le lancement du satellite est prévu à la mi-2007 par une Ariane 5 depuis Kourou, en Guyane.

Au total, Arianespace dispose ainsi d’un carnet de commandes de 41 satellites à lancer.

La société européenne, numéro un mondial des lancements commerciaux de satellites, avait plongé dans un trou noir en 2003 avec l’échec du vol inaugural de sa nouvelle fusée Ariane 5 ECA et l’effondrement du marché des lancements de satellites de télécommunications.

Mais en février 2005, la deuxième tentative de lancement d’une Ariane 5 ECA a été couronnée de succès.

Arianespace espère accroître la rentabilité de ses opérations avec ce nouveau lanceur, à la capacité d’emport accrue - dix tonnes de charge contre six tonnes pour une Ariane 5 de base - qui lui permet de lancer deux satellites à la fois.

Après avoir essuyé trois années de pertes, la société qui compte parmi ses actionaires le Cnes (Centre national d’études spatiales) et le groupe européen EADS, était sortie du rouge en 2003 grâce au soutien de l’agence spatiale européenne (ESA) et à un effort de ses fournisseurs.

En 2004, elle a de nouveau enregistré des résultats positifs, a annoncé M. Le Gall, avec un bénéfice de 8,3 millions d’euros contre 9,2 M EUR en 2003 pour un chiffre d’affaires de 657 M EUR contre 559 M EUR.

La faiblesse du dollar par rapport à l’euro constitue un "défi" pour Arianespace, a-t-il cependant reconnu. "Une partie importante de nos contrats sont en dollars alors que nos coûts sont en euros", a-t-il souligné.

D’ici la fin de l’année, la société prévoit de lancer neuf satellites avec cinq Ariane 5 à partir du centre spatial guyanais de Kourou, et trois avec le lanceur russe Soyouz exploité par sa filiale Starsem, depuis Baïkonour au Kazakhstan.

"Aucune autre société de lancement n’en a autant", a affirmé M. Le Gall.

L’américain International Launch Services (ILS) est "le seul concurrent d’Arianespace et n’a plus qu’un seul lanceur, Proton", alors que la société européenne peut compter sur la disponibilité de plusieurs fusées, avec les deux versions d’Ariane-5, Soyouz et l’alliance avec Sea Launch Services, a-t-il fait valoir.

Arianespace a un accord de coopération avec Boeing Launch Services (BLS) et Sea Launch ainsi que le japonais Mitsubishi Heavy Industries/MHI.

Cet accord de "recours" (back-up) permet à un client, en cas de problème technique ou d’échec, de pouvoir faire partir rapidement son satellite à bord d’un autre lanceur, fourni par un autre des signataires.

Pour 2006, Arianespace prévoit six tirs avec 5 Ariane 5 ECA et le lancement de l’ATV, le véhicule de tranfert automatique chargé de ravitailler la station spatiale internationale.


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