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Sécurité renforcée après les attentats meurtriers en Inde

Palash Kumar, Reuters

dimanche 26 août 2007, sélectionné par Spyworld

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Les autorités indiennes ont dépêché des renforts de police dans l’Etat méridional de l’Andhra Pradesh, où un triple attentat à la bombe a fait 43 morts et près de 80 blessés samedi soir.

Dimanche, les enquêteurs ont découvert sept autres engins qui n’ont pas explosé. Une partie d’entre eux ont été désamorcés par des équipes d’artificiers.

Dès samedi soir, peu après l’explosion d’une bombe devant un étal alimentaire et de deux autres dans un parc d’attraction, les policiers avaient mis la main sur une dizaine d’autres bombes - placées dans des sacs de plastique et dotées de minuteurs - à des arrêts d’autobus, des carrefours et des ponts piétonniers.

Balwinder Singh, chef de la police d’Hyderabad, a déclaré aux journalistes que si les bombes non explosées avaient sauté, "elles auraient pu faire des centaines de morts".

"Il ne fait aucun doute qu’une organisation d’un type ou d’un autre est à l’origine de ces attentats, et qu’elle cherche à ébranler notre unité et notre coexistence pacifique", a déclaré Sri Prakash Jaiswal, secrétaire d’Etat à l’Intérieur.

Près de 80 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été blessées dans les trois explosions qui se sont succédé à quelques minutes d’intervalle. Certains des blessés sont dans un état critique.

"Les billes métalliques placées dans les bombes (...) ont aggravé leur effet meurtrier", a noté le Dr K. Shastry, médecin dans un grand hôpital où ont été admis de nombreuses victimes.

Chacun des engins contenait aussi de l’ammoniaque et était doté d’un dispositif de minuterie, a dit la police.

Onze personnes ont été tuées par les deux explosions survenues au parc d’attraction Lumbini pendant un spectacle laser.

TENSIONS ENTRE HINDOUS ET MUSULMANS

Trente-deux autres ont péri dans l’attentat qui visait l’étal alimentaire situé dans une rue du centre commerçant de la ville, ont fait savoir les services de police.

Les explosions d’Hyderabad, l’une des plus grandes villes de l’Inde, sont les dernières d’une série d’actes extrémistes qui ont fait des centaines de morts ces deux dernières années dans les grands centres urbains du pays, de New Delhi à Mumbai (ex-Bombay).

La police enquête sur le rôle de groupes islamistes auxquels sont imputés d’autres attentats perpétrés récemment dans d’autres villes.

Hyderabad, important centre de technologie de l’information, compte une forte minorité musulmane.

La cité est traditionnellement un foyer de tension entre communautés hindoue et musulmane. En mai, onze personnes avaient péri dans un attentat commis contre une mosquée historique de cette ville.

Dans un grand hôpital, des parents et amis de victimes en larmes se témoignaient mutuellement leur soutien près d’une morgue, attendant que la police les convoque pour identifier des corps mutilés.

"Ils étaient venus faire des achats et s’étaient arrêtés pour goûter une chose ou deux. Maintenant, ils sont tous morts", a dit en sanglotant Bhaskar, 41 ans, ami de deux adolescentes et d’une jeune femme mortes devant l’étal alimentaire.

Parmi les morts figuraient sept étudiants venus de l’Etat voisin du Maharashtra ainsi qu’une mère et ses deux filles.

New Delhi a souvent accusé des groupes islamistes basés au Pakistan voisin d’être responsables d’attentats commis en Inde précédemment.

En juillet, sept explosions avaient tué plus de 180 personnes sur le réseau ferroviaire de Mumbai, capitale économique et boursière de l’Union indienne.

Des policiers patrouillaient dans les rues d’Hyderabad, où de nombreux mariages hindous devaient être célébrés dimanche, le 26 août étant considéré comme un jour faste à cet égard.


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