dimanche 22 octobre 2017

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Le suspect numéro un dans l’assassinat d’Alexandre Litvinenko accuse Boris Berezovski

Le Monde

mercredi 29 août 2007, sélectionné par Spyworld

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L’homme d’affaires russe Andreï Lougovoï, accusé par la Grande-Bretagne d’être impliqué dans la mort de l’ex-officier du FSB Alexandre Litvinenko, accuse le milliardaire russe Boris Berezovski, actuellement exilé en Angleterre, d’être mêlé à cet assassinat ainsi qu’à celui de la journaliste russe, Anna Politkovskaïa. Il nie encore une fois toute implication dans la mort de l’ex-espion exilé à Londres : "Je n’ai pas tué Litvinenko."

Lors d’une conférence de presse avec les hommes d’affaires Andreï Lougovoï et Dmitri Kovtoun organisée pour les journalistes anglais par l’agence de presse russe RIA-Novosti et la radio Echo de Moscou cette après-midi à Moscou, M. Lougovoï a déclaré qu’il n’y a aucune preuve ni pièce à conviction directe permettant d’établir sa culpabilité quant à la mort de Litvinenko. "Tout ce que raconte le parquet de Grande-Bretagne est un mensonge soufflé par les services spéciaux et le gouvernement anglais", a-t-il ajouté.

En mai, la Grande-Bretagne a demandé à la Russie d’extrader Andreï Lougovoï, mais le parquet général russe a rejeté la demande en invoquant la Constitution russe qui ne prévoit pas de possibilité d’extradition de Russes vers d’autres Etats. Les autorités britanniques insistent néanmoins pour que l’enquête judiciaire soit effectuée en Grande-Bretagne. M. Lougovoï a dit avoir proposé – en vain – plusieurs fois de rencontrer les spécialistes de Scotland Yard, mais refuse dans le même temps de se rendre à Londres. "On m’accuse de ne pas vouloir me rendre en Angleterre mais personne ne m’y a invité officiellement, a-t-il déclaré. Je n’irai nulle part, parce que cette affaire est très politisée. La grande politique y est mêlée. Je propose à la justice anglaise si elle dispose de vraies preuves de les envoyer en Russie."

L’affaire Litvinenko a provoqué une forte détérioration des relations entre la Russie et la Grande-Bretagne, qui a expulsé quatre diplomates russes, avant que Moscou ne prenne des mesures similaires.


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