mardi 17 octobre 2017

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Université de la défense : l’industrie spatiale veut un livre blanc ambitieux

AFP

lundi 10 septembre 2007, sélectionné par Spyworld

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Les industriels français de l’espace, Astrium (groupe EADS) et Thales Alenia Space, ont appelé lundi la France à faire preuve "d’ambition" en matière d’investissements dans ce domaine "central" pour la défense, à l’ouverture de la 5e Université d’été de la défense à Toulouse.

Deux cents élus et industriels sont réunis jusqu’à mardi pour cette nouvelle édition consacrée à l’espace. Au centre de la rencontre : la préparation du livre blanc qui doit être élaboré d’ici mars 2008 pour préparer la future loi de programmation militaire (LPM) fixant les orientations pour les quinze prochaines années.

Accueillis par le président du Centre national d’études spatiales (CNES) Yannick d’Escatha à la cité de l’Espace, les parlementaires ont été invités à oeuvrer pour des moyens accrus en faveur de l’espace.

"C’est un maillon central de la chaîne de commandement permettant d’aller de l’analyse d’une menace à la conduite des opérations", a souligné la présidente de Thales Alenia Space, Pascale Sourisse.

"La France, a-t-elle ajouté, est en pointe pour les satellites de télécommunications militaires comme Syracuse 3 ou d’observation comme Helios 2, mais est peu présente dans d’autres domaines, la future loi de programmation militaire devra prolonger les moyens opérationnels pour ce qui existe mais aussi donner de nouveaux moyens pour l’écoute et la surveillance de l’espace, l’alerte avancée et la navigation".

Selon elle, "la mutualisation des efforts au niveau européen peut aussi être un levier non négligeable pour faire face aux contraintes budgétaires".

De son côté, le président d’Astrium François Auque a appelé à aller plus loin dans la coopération, "concevoir et développer par exemple un système européen unique pour la surveillance, l’alerte avancée, la défense anti-missile".

"La France s’essoufle, se fatigue", a-t-il mis en garde, en déplorant une "baisse continue des investissements dans l’espace militaire", et un "assoupissement de l’ambition française".

"Pour les systèmes spatiaux, il faut au moins 650 millions d’euros de budget par an en France et 2 milliards par an en Europe", a-t-il estimé.

"Vous allez prendre des décisions très importantes, la présidence française de l’Europe au premier semestre 2008 est une configuration favorable pour passer à l’acte, si vous ne le faites pas, votre responsabilité politique sera engagée", a-t-il déclaré.


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