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Protection de la vie privée : Google appelle à des règles internationales

Philippe Astor, ZDNet.fr

vendredi 14 septembre 2007, sélectionné par Spyworld

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Impliqué dans le débat sur la protection des données privées des personnes, le moteur de recherche propose que soient définis des standards uniques qui s’appliqueraient à l’échelle internationale.

Google était ce matin invité à participer à la réunion organisée à Strasbourg (*) par l’Unesco sur le thème des « Dimensions éthiques de la société de l’information ». Le moteur de recherche en a profité y pour lancer un appel à la définition de standards internationaux en matière de protection de la vie privée, sur internet et hors ligne. Cette requête intervient à un moment où le moteur de recherche est lui-même confronté à de nombreuses critiques dans ce domaine.

La commissaire à la protection de la vie privée du Canada, Jennifer Stoddart, s’est notamment inquiétée de l’intrusion, cette semaine, dans la vie privée des gens que constitue la fonction « Street View » de Google Maps, à quelques jours de la conférence internationale qui doit réunir tous les experts mondiaux de ces questions à Montréal, du 25 au 28 septembre.

Street View, lancée en mai dernier et également accessible via Google Earth, n’a pour l’instant été mise en oeuvre qu’en Amérique du Nord et pour certaines villes (San Francisco, New York, Las Vegas, Miami, etc.). Elle permet d’afficher des photos des rues dans lesquelles il est possible de naviguer et de tourner sur 360 degrés. Le problème, c’est que la précision de ces vues permet d’identifier des personnes privées ou de lire les numéros d’immatriculation de certains véhicules.Un

Une législation reflétant les réalités technologiques

Le respect de la vie privée est, par ailleurs, au coeur des questions soulevées par le rachat de la compagnie Doubleclick par Google, actuellement examiné par les autorités antitrust européennes. Le moteur se défend cependant de chercher à s’acheter une bonne conduite à moindre frais.

Son responsable de la protection de la vie privée, Peter Fleischer, a indiqué que l’initiative de Google, rendue publique ce matin à Strasbourg, n’avait rien à voir avec le rachat de Doubleclick, qui collecte des informations sur le comportement des internautes à des fins de ciblage publicitaire.

« Les gens attendent de nous que nous soyons leaders et constructifs [en la matière] », a-t-il confié à des journalistes en marge de la réunion de l’Unesco. « Pour être effectives, les législations sur la protection de la vie privée doivent être globales », a-t-il ajouté, mais pour cela, « un ensemble de standards doit émerger.[...] Il est absolument impératif que ces standards s’alignent sur les réalités commerciales et les nécessités politiques d’aujourd’hui, mais aussi qu’ils reflètent les réalités technologiques. »

Il serait surtout beaucoup plus confortable pour des compagnies comme Google de n’être confrontées qu’à un ensemble de règles uniques en matière de protection de la vie privée, à l’échelle planétaire.

(*) La réunion Dimensions éthiques de la société de l’information se tient à Strasbourg les 13 et 14 septembre


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