lundi 23 octobre 2017

Accueil du site > Défense > France > La technologie ne freine pas les exportations d’armement

La technologie ne freine pas les exportations d’armement

Reuters

mardi 25 septembre 2007, sélectionné par Spyworld

logo

Loin d’être un handicap, le haut niveau technologique des armements français représente un atout pour remporter des succès à l’exportation, déclare Bruno Rambaud, président du Gicat, qui regroupe les industries françaises de défense terrestre

Le ministre de la Défense, Hervé Morin, a récemment suscité l’émoi dans le milieu de la défense en déclarant que l’hypertechnologie, qui se traduit par un renchérissement des coûts des matériels, pouvait être un handicap à l’export, en prenant l’exemple du char Leclerc fabriqué par Nexter et de l’avion de combat Rafale de Dassault Aviation.

"Nos performances sont bonnes (dans l’armement terrestre). Et nous savons que l’on vient nous chercher à l’export pour les performances de nos technologies", a déclaré Bruno Rambaud, qui préside également la division Systèmes Terre et Interarmées du groupe d’électronique de défense Thales.

Alors que le gouvernement a engagé une vaste revue des programmes militaires qui s’accompagne de la rédaction d’un nouveau "livre blanc" sur la défense, afin de préparer la future loi de programmation militaire, le président du Gicat a également plaidé la cause de l’armement terrestre, moins bien doté ces dernières années que l’aviation ou la marine.

"Il y a un triple décrochage", a déclaré Bruno Rambaud au sujet des équipements destinés à l’armée de terre.

"On a d’abord un décrochage dans les investissements depuis trois ans par rapport à ceux qui sont faits pour la marine et l’armée de l’air", a-t-il fait valoir.

Le budget d’équipement de la Défense a été largement consacré ces dernières années au financement de programmes lourds comme le Rafale pour la marine et l’armée de l’air et de nouveaux sous-marins et d’importants crédits devraient être encore mobilisés à l’avenir pour la construction d’un second porte-avions aux côtés du Charles-de-Gaulle.

Deuxième décrochage selon lui, Bruno Rambaud a souligné que le ratio dépenses d’équipement rapportées aux effectifs était au Royaume-Uni le double de celui de la France.

Enfin, troisième décrochage, selon le Gicat : les priorités ne sont pas toujours les bonnes en France par rapport encore une fois au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis où l’accent a été mis sur la protection des forces et la mobilité.

L’industrie française de l’armement terrestre a dégagé un chiffre d’affaires de 3,66 milliards d’euros en 2006 dont un tiers à l’exportation, avec un effectif de près de 15.300 personnes.

L’avion de combat Rafale de Dassault Aviation.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :