vendredi 15 décembre 2017

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L’"espionne" Li Li Whuang libérée

Nouvelobs.com

lundi 20 juin 2005, sélectionné par Spyworld

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La jeune Chinoise accusée d’espionnage chez Valeo devait être libérée dans la journée, après 53 jours d’incarcération. L’affaire examinée le 24 juin.

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles (Yvelines) a ordonné lundi 20 juin après-midi la remise en liberté de Li-Li, 22 ans, la jeune Chinoise incarcérée depuis le 29 avril et suspectée d’espionnage chez Valeo, a-t-on appris de source judiciaire. La chambre de l’instruction saisie en référée examinera au fond l’affaire le 24 juin prochain, a-t-on précisé de même source. Li-Li, qui effectuait un stage depuis février chez l’équipementier automobile Valeo à La Verrière (Yvelines), avait été mise en examen le 29 avril pour "intrusion dans un système automatique de données" et "abus de confiance", et écrouée le même jour. La jeune femme, originaire de la ville de Wuhan, fief de l’automobile chinoise, et étudiante à l’université de technologie de Compiègne (Oise), est suspectée d’avoir recopié des fichiers informatiques de l’entreprise "sans rapport avec son stage", selon une source proche de l’enquête. Jeudi son avocat, Me Raphaël Pacouret, avait obtenu de la juge d’instruction versaillaise en charge du dossier sa remise en liberté contre laquelle le parquet avait fait immédiatement appel devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles.

Alimenter son rapport de stage

La jeune Chinoise, au terme de 53 jours de détention, devait quitter la maison d’arrêt des femmes (MAF) de Versailles lundi en fin d’après-midi. Li-li nie tout piratage industriel et explique avoir copié les données informatiques pour travailler. Elle aurait dit ne pas savoir qu’elle était dans l’illégalité malgré une clause de confidentialité qu’elle reconnaît avoir signée en entrant chez Valeo, selon une source proche de l’enquête. Lors de ces différentes auditions Li-Li, aurait affirmé devant les enquêteurs avoir chargé "un maximum de fichiers" pour ensuite faire "le tri" chez elle en vue d’alimenter son rapport de stage, selon une source proche de l’enquête. Mais lors de leurs investigations, les policiers auraient relevé sur ses boîtes e-mails des messages codés provenant de Chine, d’après la même source.

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Lili Whuang (Sipa)


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