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Le groupe EADS s’intéresse aux activités défense de Safran

Le Monde, avec AFP et Reuters

jeudi 27 septembre 2007, sélectionné par Spyworld

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Le président d’EADS, Louis Gallois, a affiché jeudi 27 septembre sa volonté de "renforcer les activités défense" du groupe européen d’aéronautique, lors d’une conférence de presse pour l’inauguration d’un nouveau site à Elancourt (Yvelines). Représentant en 2006 un quart du chiffre d’affaires du groupe – le reste étant réalisé dans l’aéronautique civile avec Airbus –, Louis Gallois a déclaré ne pas avoir "d’objectif précis" concernant ce futur pôle.

L’objectif de ce recentrage vers le pôle défense est de ne plus se reposer essentiellement sur la branche aéronautique. Louis Gallois reste prudent à propos d’un équilibre parfait entre les deux activités :"Je ne sais pas si nous arriverons à atteindre l’équilibre de 50 % pour les avions commerciaux, 50 % pour la défense, mais nous voulons en tous les cas rééquilibrer le poids des branches."

Première piste évoquée pour ce renforcement, la possibilité d’acquisitions et d’alliances aux Etats-Unis. Autre hypothèse soulevée par Louis Gallois, la reprise des activités du groupe Safran, issu de la fusion en 2005 du motoriste Snecma et de l’électronicien Sagem. Pourtant, mercredi, Jean-Paul Herteman, le nouveau président du directoire de Safran, a exclu la vente de sa branche défense-sécurité, tout en se disant ouvert à des partenariats dans le secteur. A l’inverse, des rumeurs de rapprochement entre Safran et le groupe français d’électronique de défense Thales demeurent récurrentes, même si elles ont été démenties par les intéressés.

UN SEPTIÈME SITE MIS EN VENTE

Lors de la conférence de presse, le président d’EADS a également précisé les modalités du plan social Power 8, adopté définitivement le même jour par un comité d’entreprise extraordinaire à Toulouse. Ainsi, un septième site allemand, celui d’Augsbourg, sera mis en vente avec les six autres afin de constituer un ensemble susceptible d’intéressé un partenaire.

L’objectif du plan Power 8 – la suppression de 10 000 postes d’ici quatre ans et 5 milliards d’euros d’économies – pourrait être mis à mal par la faiblesse du dollar par rapport à l’euro. Calculé sur la base de 1 euro pour 1,35 dollar (actuellement autour de 1,41 dollar), le niveau élevé de la devise européenne pourrait coûter cher à EADS. "Un recul de 10 centimes du dollar par rapport à l’euro fait perdre 1 milliard d’euros à l’entreprise sur un an", a précisé Louis Gallois. Toutefois, le président d’EADS a nuancé ses propos en indiquant que le groupe était protégé "par des couvertures courant sur 2008, 2009 et la moitié de 2010".

Louis Gallois, lors de la conférence de presse pour l’inauguration d’un nouveau site à Elancourt (Yvelines) jeudi 27 septembre 2007. - AFP/JACQUES DEMARTHON


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