lundi 23 octobre 2017

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Technopôle Défense et Sécurité sur les rails

Lise Fournier, le Soleil

vendredi 28 septembre 2007, sélectionné par Spyworld

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Le projet de faire du parc industriel de Val-Bélair la « Silicon Valley » québécoise de la défense et de la sécurité est sur les rails. Québec et Ottawa se sont engagés, hier, à renouveler leur contribution à Technopôle Défense et Sécurité. L’aide sur trois ans atteindra 3,6 millions $. La Ville de Québec fait aussi sa part. Elle injecte 1,3 million $ par l’entremise du Fonds de l’innovation de la région de Québec, et ce. sur une période de trois ans.

Depuis juin, la Ville a posé des gestes concrets pour faire du parc industriel de Val-Bélair un parc à vocation techno. Elle a notamment procédé à une modification du règlement de zonage et effectué un règlement d’emprunt de 2 millions $ pour des travaux d’aménagement routier. D’ici 2009, une trentaine d’entreprises spécialisées dans les produits militaires (sauf les armes) et de sécurité pourront donc s’y installer. L’investissement projeté est de 80 millions $.

D’ailleurs le parc est l’une des trois priorités dans le plan d’action 2007-2009 de Technopôle. Rappelons que l’organisme sans but lucratif a été créé, il y a trois ans, afin de soutenir le secteur industriel de la défense et de la sécurité alors identifié comme un créneau d’excellence pour la région. Depuis sa fondation, Technopôle est financé à 50 % par le public et à 50 % par l’industrie. Le ministre de la Santé, Philippe Couillard, aussi responsable de la région de Québec a tenu à souligner, hier, qu’à ses yeux Technopôle représentait un bel exemple de ce qu’on entend par partenariat public-privé.

Deux nouveaux projets

Grâce aux subventions de Québec et d’Ottawa, Technopôle pourra lancer deux autres projets. Ainsi, la contribution de 500 000 $ de Développement économique Canada servira à mettre en place un bureau de commercialisation dont l’objectif est de mener une offensive sur les marchés internationaux. Car qui dit défense parle d’un marché difficile à percer. C’est pourquoi Technopôle entend créer une équipe ventes et marketing capable d’aller chercher de nouveaux clients pour les entreprises du Québec en plus de promouvoir les transferts de technologies. Quant au projet District défense et sécurité, il s’agit d’une structure d’accueil dont le but est d’attirer à Québec d’autres compagnies liées au secteur de la défense et de la protection.

Pour le président du c.a. de Technopôle, Pierre Bélanger, l’implantation de ces trois projets se traduirait par des retombées totalisant 185 millions $ de contrats pour l’industrie et par la création de 1600 emplois directs d’ici 2012. Présentement, l’industrie de la défense et de la sécurité compte dans la région 80 entreprises, six centres de recherche dont RDDC de Valcartier qui est considéré comme le plus important centre de recherche en défense et sécurité au Canada.


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