mardi 12 décembre 2017

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Tchad : Paris va inciter les pays européens à participer à l’opération militaire

AFP

vendredi 28 septembre 2007, sélectionné par Spyworld

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Le ministre français de la Défense Hervé Morin va appeler vendredi ses collègues européens à participer à l’opération militaire européenne au Tchad et en Centrafrique à laquelle l’ONU vient de donner son aval, a indiqué un diplomate français.

M. Morin "va essayer de parler avec un maximum de ses homologues de la contribution éventuelle de leur pays à cette opération", lors d’entretiens bilatéraux en marge de la réunion informelle des 27 qui s’ouvre vendredi après-midi à Evora (100 km à l’est de Lisbonne), a-t-il dit .

En session plénière, les 27 devaient parler dès vendredi des opérations militaires de l’UE, celle en cours (Bosnie), comme celle à venir (force mixte UE-ONU au Tchad/RCA).

Ils pourraient en reparler samedi lors d’un débat sur l’Afrique, auquel tient particulièrement le Portugal, qui en a fait une des priorités de son actuelle présidence semestrielle de l’UE.

Même si elle n’a pas encore annoncé combien de soldats elle enverrait, la France doit être le chef de file et le plus important contributeur à la force de 4.000 hommes maximum que l’UE va envoyer à la demande de l’ONU, "probablement courant novembre", selon un diplomate européen. Le millier d’hommes au moins que Paris devrait y déployer ne sera pas puisé dans les rangs de la force Epervier, présente au Tchad depuis des décennies dans le cadre d’accords de défense bilatéraux entre Paris et N’Djamena, selon des diplomates européens.

Approuvée mardi par le Conseil de sécurité, la mission des soldats européens sera de faciliter le retour chez eux de centaines de milliers de réfugiés affectés par la guerre civile qui ravage la province soudanaise du Darfour, limitrophe du Tchad et de la RCA, en coopération avec les 300 policiers envoyés par l’ONU pour encadrer ceux des deux pays africains concernés.

Il n’est cependant pas question de désigner dès cette réunion d’Evora les pays qui vont contribuer à la force mixte UE-ONU, le processus nécessitant souvent, outre un feu vert des gouvernements concernés, l’aval des parlements, ont souligné des diplomates européens.


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