mardi 12 décembre 2017

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Terrorisme : pour le juge Thiel, "l’oeil du cyclone se rapproche"

AP

lundi 1er octobre 2007, sélectionné par Spyworld

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Avec Al-Qaïda au Maghreb islamique, nouveau nom du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), "l’oeil du cyclone se rapproche", affirme le juge antiterroriste Gilbert Thiel, dans un entretien publié lundi dans "L’Est républicain".

Analysant la transformation d’Al-Qaïda, il observe qu’il s’agit "aujourd’hui" d’un "label dans le cadre de la mondialisation du Djihad". C’est "une sorte de ’franchise’ de la guerre sainte où chacun est responsable de son magasin, avec une centrale d’achat".

"Nous avons donc toutes les raisons d’être inquiets. Ce qui se passe dans le Maghreb et surtout en Algérie le démontre (...) Si la France a été frappée en 1995, c’est à cause de cette victoire des ’internationalistes’ sur les ’algérianistes’", note-t-il à l’occasion de l’ouverture du procès de Rachid Ramda, présenté comme le financier présumé de la vague d’attentats ayant frappé la France en 1995.

Dans le terrorisme, la nouveauté, depuis les années 90, c’est Internet, poursuit le magistrat. "Les vidéos de Ben Laden ou d’Al-Zawahiri y sont en ligne, et n’importe quel groupuscule qui a envie de s’attaquer aux ’impies’, peut s’emparer du message dans son coin et commettre des attentats. Il faut aussi les traquer sur le réseau".

Le juge Thiel évoque également le resserrement des relations entre Paris et Washington : "Ce qui avait rendu ce risque moins prégnant, c’est la position sage de la France au sujet de l’Irak", constate Gilbert Thiel. "Le réchauffement actuel n’est évidemment pas vu d’un bon oeil par les islamistes radicaux".

Concernant la performance des services de renseignements, le juge estime que "l’outil français est excellent". "La coopération entre les Etats-Unis et la France ne s’est jamais démentie dans ce domaine. Même lorsque les relations politiques étaient dégradées".

"Les écoutes du système Echelon et la surveillance par satellite ne suffiront jamais à éviter la catastrophe. En France, sans la DGSE à l’extérieur et la DST et les RG à l’intérieur, nous ne serions rien. La fusion RG-DST, il ne faut pas la condamner d’emblée. On verra dans les faits", souligne le magistrat. "Si elle permet de redéployer et de rationaliser l’activité, pourquoi pas ?"


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