dimanche 10 décembre 2017

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Des appareils testés en Europe mais très utilisés par Israël

Michel Bôle-Richard, Marc Roche et Jean-Pierre Stroobants, le Monde

jeudi 11 octobre 2007, sélectionné par Spyworld

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Royaume-Uni : Le projet gouvernemental Astraea, lancé en 2006 en collaboration avec sept firmes aéronautiques, prévoit l’utilisation de drones au-dessus du Royaume-Uni d’ici la fin de la décennie. A écouter ses promoteurs, les appareils, baptisés Unmanned aerial vehicles (UAV), pourraient être utilisés pour aider la police dans sa mission de maintien de l’ordre ou de surveillance de la circulation.

Ainsi, la police du Merseyside, couvrant Liverpool, s’est déclarée intéressée par les drones en vue de mieux contrôler les quartiers sensibles du grand port, afin de lutter contre le vandalisme et les incivilités.

Aujourd’hui, les UAV sont interdits dans l’espace aérien britannique trop congestionné, si ce n’est lors des meetings aériens ou de manoeuvres militaires dans des coins perdus du royaume. La Civil Aviation Authority, l’administration de l’aviation civile britannique, est en train de réexaminer les règlements restrictifs concernant l’espace aérien.

Pour ses défenseurs, l’utilisation des UAV présente l’avantage d’être moins coûteuse que le recours aux satellites, aux hélicoptères ou aux petits avions.

La British Air Line Pilots Association, le syndicat représentant les pilotes de ligne, s’oppose toutefois à leur déploiement en raison du risque de collision avec les avions, en particulier à proximité des aéroports.

Belgique : La police de Bruxelles a testé, en juin, un drone silencieux. On ignore si l’expérience a été jugée concluante par les responsables politiques mais l’état-major estime qu’un tel appareil, équipé d’une caméra ou d’un appareil photo, pourrait s’avérer très utile pour contrôler des manifestations - nombreuses à Bruxelles, siège d’institutions internationales -, lutter contre le travail clandestin, ou assurer une observation lors d’une perquisition. Les images captées en altitude par un drone peuvent être instantanément transmises au sol. En 2006, la Belgique a également envisagé l’utilisation d’avions sans pilote pour traquer les navires pollueurs en Mer du Nord.

Israël : Depuis de nombreuses années les autorités israéliennes utilisent les drones comme un moyen de surveillance, mais également comme une arme militaire. Le bruit caractéristique du ronronnement de leur moteur est fréquent, tout particulièrement dans la bande de Gaza que ces engins sans pilote survolent régulièrement pour filmer, enregistrer, renseigner. Les informations sont immédiatement transmises aux militaires qui peuvent agir dans l’instant.

Les drones peuvent être utilisés pour lancer des missiles sur des immeubles ou des voitures dans lesquelles se trouvent les personnes recherchées. C’est ainsi que de nombreux dirigeants politiques de différentes organisations palestiniennes ont été éliminés. Les drones sont plus rarement utilisés en Cisjordanie car dans ce territoire occupé, les soldats de Tsahal peuvent circuler et intervenir partout où ils veulent.

En plus des drones, les services de sécurité israéliens ont recours aux dirigeables. C’est ainsi que l’on peut voir un dirigeable survoler la vieille ville de Jérusalem, notamment le vendredi, jour de la prière sur l’esplanade des mosquées ou lors de rassemblements palestiniens, afin de mieux contrôler les mouvements de foule et juger de l’importance des manifestations.

A l’entrée de la bande de Gaza, au point de passage d’Erez, un dirigeable stationné à 400 mètres d’altitude surveille tout ce qui se passe dans le secteur. Il a pour objet de repérer les tentatives d’infiltration mais surtout de localiser les points de départ des roquettes Kassam qui sont lancées en direction d’Israël.


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