vendredi 15 décembre 2017

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IBM renforce sa domination dans le top 500 des supercalculateurs

Stephen Shankland, CNET News.com

jeudi 23 juin 2005, sélectionné par Spyworld

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Au cours du dernier semestre, les supercalculateurs d’IBM ont creusé l’écart dans le classement des 500 machines les plus rapides du monde. Son modèle Blue Gene, doté de 65.536 processeurs, offre une puissance de calcul de 136.8 téraflops.

Le prestigieux classement semestriel des 500 supercalculateurs les plus rapides du monde a été publié lors de la conférence internationale (*) qui leur était dédiée cette semaine, à Heidelberg en Allemagne.

Ce classement est mis à jour deux fois par an par des chercheurs des universités de Mannheim, du Tennessee et du laboratoire américain de Berkeley. Il établit un palmarès des machines selon leur puissance de calcul, évaluée en téraflops (1 téraflop = mille milliards d’opérations par seconde) lors d’un test de calculs d’algèbre appelé Linpack.

Les machines d’IBM figurent en bonne place : sur seize répertoriés, six de ses calculateurs Blue Gene figurent dans le top 10. Le groupe américain a par ailleurs bâti plus de la moitié des systèmes présents dans la liste, soit 259 sur 500. « IBM continue clairement à dominer le top 500, tout en creusant l’écart », ont indiqué les organisateurs. Une progression réalisée aux dépens de Hewlett-Packard qui a créé 131 machines, contre 173 dans le précédent classement.

Un supercalculateur du CEA à la 77e place

En termes de puissance de calcul, les avancées au fil des années sont fulgurantes. Le numéro un, l’eServer Blue Gene Solution (Blue Gene/L) d’IBM, qui compte 65.636 processeurs, offre une puissance de calcul de 136,8 téraflops par seconde. Utilisé au laboratoire universitaire Lawrence Livermore National Laboratory, il est plus rapide que l’ensemble des machines figurant dans le classement de novembre 2001.

Quant à la machine la plus lente aujourd’hui, elle est toutefois aussi rapide que l’ensemble des machines qui étaient recensées dans le tout premier classement des 500, en juin 1993.

En novembre 1998, un seul calculateur offrait une puissance de calcul supérieure à 1 téraflop ; aujourd’hui, de nombreuses configurations du top 500 vont bien au-delà.

Le premier supercalculateur utilisé en France figure à la 77e place. Il s’agit d’un AlphaServer SC45 de Hewlett-Packard doté de 2.560 processeurs à 1 GHz. Propriété du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), sa puissance de calcul est de 0,4 téraflop.

Le fondeur Intel est l’autre grand gagnant de ce top 500. Pour la première fois, plus de la moitié des calculateurs, soit 254, utilisent son processeur Xeon. En revanche, sa puce haut de gamme Itanium séduit de moins en moins : elle est utilisée dans 49 machines, contre 84 dans le précédent classement.

(*) L’International Supercomputing Calculator

Rang Top 500 Pays Supercalculateur / processeurs Fabricant Puissance (téraflops)
1 États-Unis BlueGene/L eServer Blue Gene Solution / 65.536 IBM 136,8
2 États-Unis BGW eServer Blue Gene Solution / 40.960 IBM 91,290
3 États-Unis Columbia SGI Altix 1,5 GHz, Voltaire Infiniband / 10.160 SGI 51,870
4 Japon Earth-Simulator / 5.120 Nec 35,860
5 Espagne MareNostrum JS20 Cluster, PPC 970, 2.2 GHz, Myrinet / 4.800 IBM 27,910
6 Pays-Bas eServer Blue Gene Solution / 12288 IBM 27,450
7 États-Unis Thunder Intel Itanium2 Tiger4 1.4GHz - Quadrics / 4.096 California Digital Corporation 19,940
8 Suisse eServer Blue Gene Solution / 8.192 IBM 18,200
9 Japon eServer Blue Gene Solution / 8.192 IBM 18,200
10 États-Unis Red Storm, Cray XT3, 2.0 GHz / 5000 Cray Inc. 15.250

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