jeudi 14 décembre 2017

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Un ministre de l’e-criminalité au Royaume-Uni ?

Nil Sanyas, PCINpact

vendredi 24 juin 2005, sélectionné par Spyworld

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Le Royaume-Uni a subit une attaque parfaitement organisée et coordonnée venant de l’Asie il y a peu. Le pays à reçu des messages électroniques visant plus de 300 services gouvernementaux et entreprises. Suite à cette énième attaque, une très grande partie des grosses entreprises technologiques et des professionnels de la sécurité a appelé le gouvernement à prendre au sérieux ce genre d’attaque, et à nommer un ministre de l’e-criminalité (e-crime minister), tout en durcissant les peines contre les pirates.

Alors que deux-tiers des vielles entreprises IT (Information Technology), des professionnels de la sécurité et de la finance, et des départements du gouvernement soutiennent l’idée d’un tel ministre, plus de 90% d’entre eux souhaitent une mise à jour des lois, bien trop souples à leurs yeux. Avec des lois plus sévères, les poursuites contre les attaques diverses visant le Royaume-Uni n’auraient ainsi que plus de poids, et pousseraient les pirates à y réfléchir à deux fois.

Peu mises à jour depuis 1990, les lois anglaises traitant du sujet ne font plus du tout l’unanimité. En attestent les paroles de Simon Janes, directeur international des opérations chez Ibas : "Les ordinateurs ont énormément évolué depuis 1990, mais pas les lois. L’e-crime a un effet direct sur la confiance dans l’e-commerce et l’e-business, et cela aura un impact de plus en plus négatif sur la croissance de l’économie britannique".

"Actuellement, la peine maximale pour un pirate n’est que de six mois et il n’y a rien dans le Computer Misuse Act 1990 qui puisse permettre à la police d’empêcher un démenti des attaques. Nous avons besoin de peines plus lourdes afin de montrer clairement l’importance du piratage, et la police a besoin de plus de pouvoir, comme ceux d’arrêter et de faire des recherches sans mandat".

Le cas des pirates étrangers est particulièrement sur toutes les lèvres, car les lois actuelles demandant une peine de deux ans minimum pour qu’un criminel soit extradé, or comme écrit ci-dessus, les pirates n’ont qu’une peine de six mois maximum.


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