jeudi 19 octobre 2017

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La menace d’actes terroristes dans le Sud de la Russie existe toujours

RIA Novosti

vendredi 26 octobre 2007, sélectionné par Spyworld

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La menace d’actes terroristes existe toujours dans le Sud de la Russie, a déclaré Grigori Rapota, représentant plénipotentiaire du président dans la Région fédérale du Sud, au cours d’une réunion des représentants des organes judiciaires sur la lutte contre le crime organisé.

"Les statistiques témoignent d’un très haut niveau de criminalité dans la région", a-t-il affirmé.

D’après ses données, 84% des crimes à caractère terroriste enregistrés sur le territoire de la Russie ont été commis dans le Sud.

L’Ingouchie, le Daghestan et la République de Tchétchénie restent les régions les plus difficiles du point de vue opérationnel, a fait remarquer Grigori Rapota.

Le principal moyen de combattre la criminalité est de renforcer la coopération entre les structures judiciaires, estime-t-il.

Grigori Rapota a approuvé la proposition de créer une banque de données regroupant les informations concernant les chefs de gangs présumés. Selon lui, ce sujet est discuté depuis longtemps. 1.736 chefs et membres de groupes criminels ont été arrêtés dans la région rien que depuis le début de l’année. La région regorge d’armes, a-t-il précisé.

Une bonne partie des crimes commis dans la région est liée aux processus économiques. "L’arrivée d’investissements dans la région ne laisse pas les gangs indifférents, les crimes et délits économiques constituent presque la moitié des infractions commises dans la région", a-t-il constaté.

Le représentant plénipotentiaire du président a en outre qualifié la lutte anticorruption d’insuffisante. Les organes judiciaires ne signalent, pour l’essentiel, que des faits insignifiants comme des affaires de pots-de-vin, or ces délits ne sont la plupart du temps pas examinés devant des tribunaux, a regretté Grigori Rapota.

"Il est nécessaire de mettre fin à l’infiltration de criminels dans les organes du pouvoir", a-t-il souligné.

D’après lui, il faut aborder sérieusement le problème de la migration irrégulière : seul un tiers des immigrés qui arrivent en Russie en provenance des pays de la CEI (Communauté des Etats indépendants) sont enregistrés auprès des organes appropriés. "L’absence de droits sociaux des immigrés crée un contexte propice au crime organisé", a affirmé Grigori Rapota.


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