vendredi 15 décembre 2017

Accueil du site > Renseignement > France > Vidéosurveillance : MAM lance la commission nationale

Vidéosurveillance : MAM lance la commission nationale

Nouvelobs.com

vendredi 9 novembre 2007, sélectionné par Spyworld

logo

Cette commission nationale est présidée par le criminologue Alain Bauer. Michèle Alliot-Marie compte tripler d’ici 2009 le nombre de caméras dans les rues.

Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, a installé vendredi 9 novembre auprès d’elle la Commission nationale de la vidéosurveillance, qui compte vingt membres et est présidée par Alain Bauer, criminologue, président de l’Observatoire national de la délinquance (OND). Y participent des élus de la majorité et de l’opposition, des juristes, des représentants de la police, de la gendarmerie ou des transports publics.

L’une des attributions de cette commission nationale consistera notamment à préserver "l’équilibre entre liberté d’aller et de venir, liberté de retrouver ses agresseurs ou de ne pas être agressés", a estimé Alain Bauer.

Selon lui, "cet équilibre a été défini par la déclaration de l’Homme et du citoyen : liberté, propriété, résistance à l’oppression, sûreté, on est tout à fait dans cet esprit là", a-t-il assuré.

Tripler le nombre de caméras

À l’issue de l’installation, la ministre a rappelé, devant des journalistes, sa volonté de "tripler, en deux ans, le nombre de caméras sur la voie publique afin de passer de 20.000 à 60.000".

Elle a également souhaité la connexion de ces caméras avec les services de police et de gendarmerie.

Sur 260 communes équipées actuellement d’un dispositif de vidéosurveillance en zone de police, seules 53 ont organisé un tel transfert d’images, mais 21 autres sont prêtes à les rejoindre, a-t-on précisé au ministère de l’Intérieur.

Cela se fera "dans le cadre de l’autonomie des communes", a assuré le ministre, mais l’Etat est prêt à "les aider" financièrement, a-t-elle ajouté.

78% des Français favorables

D’après un sondage Ipsos, commandé par le ministère de l’Intérieur, 78% des Français se déclarent favorables au développement de la vidéosurveillance dans les lieux publics pour lutter contre le terrorisme et l’insécurité.

Plus d’un Français sur quatre (27%) s’y déclare même "très favorable", selon la même étude.

En revanche, "34% des personnes interrogées (42% pour les habitants de l’agglomération parisienne) pensent que la vidéosurveillance dans les lieux publics tend à réduire leurs libertés ou à menacer leur vie privée".


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :