lundi 23 octobre 2017

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La France et l’Allemagne affichent leur unité sur le projet Galileo

Le Monde, avec AFP et Reuters

lundi 12 novembre 2007, sélectionné par Spyworld

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Après s’être opposés dernièrement sur la question du financement du projet européen de radionavigation par satellite Galileo, Paris et Berlin ont décidé, mardi 12 novembre, d’afficher leur unité sur cette question. "La France et l’Allemagne veulent ce projet. Nous avons convenu de ne pas repousser constamment" le problème, a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel, à l’issue d’un conseil des ministres franco-allemand à Berlin."Nous allons mandater nos ministres des transports pour faire des propositions" d’ici au prochain conseil des ministres des transports européens prévu mi-décembre, a-t-elle ajouté. Le président Sarkozy a, de son côté, exprimé l’espoir que ces propositions franco-allemandes soient prêtes "si possible avant le 30 novembre". "Nous voulons tous les deux que ça se fasse et le plus vite possible", a-t-il renchéri.

TROUVER 2,4 MILLIARDS D’EUROS SUPPLÉMENTAIRES

Après son lancement en 2002, le projet Galileo a accumulé les retards, notamment à cause de la question de son financement. Le coût des trente satellites qui composent le système est évalué à 3,4 milliards d’euros, mais seul un milliard est à ce jour prévu dans le budget de l’Union d’ici à 2013. En juin, l’industrie privée a été exclue du financement du concurrent de l’américain GPS et l’Union européenne doit désormais trouver 2,4 milliards d’euros supplémentaires pour le mener à bien.

La Commission a proposé de puiser dans les fonds non utilisés de la politique agricole commune en 2007 et 2008. Mais les Vingt-Sept sont pour l’instant divisés sur la question. L’Allemagne est le pays qui s’oppose le plus frontalement à ces propositions. Soupçonnant les Français de vouloir favoriser leurs entreprises (dont Thales et Alcatel), elle est partisane d’un financement apporté par les seuls gouvernements intéressés à l’Agence spatiale européenne (ESA), qui garantit un juste retour sur investissement.

La "relation de confiance" franco-allemande

Cette visite à Berlin a également été l’occasion pour les deux dirigeants d’afficher la "relation de confiance" qui unit les deux pays. Nicolas Sarkozy a ainsi multiplié les compliments envers la chancelière allemande, indiquant le "plaisir" qu’il a à travailler avec elle. "En six mois, nous avons résolu ensemble deux problèmes dont tout le monde disait qu’ils étaient impossibles à résoudre : le traité simplifié [européen] et la nouvelle gouvernance d’EADS", a-t-il déclaré. De son côté, Angela Merkel a adressé ses "vœux de succès" aux réformes sociales engagées par M. Sarkozy et son gouvernement. – (Avec AFP.)


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