jeudi 14 décembre 2017

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Alger veut récupérer un ancien officier des services de sécurité qui a fait défection

Jean-Pierre Tuquoi, le Monde

jeudi 22 novembre 2007, sélectionné par Spyworld

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Lorsqu’il avait témoigné, à l’été 2002, contre le régime algérien lors d’un procès qui se déroulait à Paris, le tribunal avait écouté Mohammed Samraoui dans un silence profond. C’était la première fois qu’un ancien colonel des services de renseignements, qui avait fui à l’étranger à la suite d’un désaccord sur la conduite de la guerre antiterroriste, racontait par le menu les méthodes de la Sécurité militaire, avec leur part d’ombre et de coups fourrés.

L’année suivante, l’ancien officier publiait en France un livre témoignage qui était le prolongement de ses propos à la barre (Chronique des années de sang, éditions Denoël). Dévastateur, l’ouvrage fit grand bruit. Depuis, plus rien. Installé en Allemagne avec sa famille, Mohammed Samraoui était retombé dans l’anonymat.

Du moins le croyait-il. A l’occasion d’un déplacement à Malaga, fin octobre, l’ex-colonel a été interpellé et présenté à la justice espagnole sur la base d’un mandat d’arrêt international lancé en 2003 par l’Algérie via Interpol pour "désertion, atteinte au moral de l’armée et activité terroriste".

Incarcéré pendant quelques jours, Mohammed Samraoui a été remis en liberté, avec interdiction de quitter le territoire espagnol. "Tous les deux jours, je dois pointer au tribunal", a-t-il expliqué au Monde par téléphone.

L’ancien colonel dit ignorer les raisons de son inculpation. "J’attends une audition devant le juge qui ne vient pas. Aucun dossier me concernant n’est arrivé d’Algérie. Je ne comprends ni l’acharnement algérien - j’ai rompu depuis des années avec mon pays natal - ni l’empressement espagnol. Protégé par le statut de réfugié politique, j’ai pu voyager en toute liberté à l’étranger. Jamais les Allemands ne m’ont inquiété", dit-il.

Il y a une semaine, le quotidien espagnol El Pais a publié un appel en faveur du dissident. Cet appel sera remis aux autorités espagnoles, lundi 26 novembre. Appuyé par des dizaines de personnalités européennes et maghrébines (le président du Front des forces socialistes, l’algérien Hocine Aït Ahmed, figure parmi les signataires), le texte parle de l’accusation "grotesque" à l’encontre du dissident et du "caractère fallacieux du mandat d’arrêt algérien".


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3 Messages de forum

  • Bonjour

    je cherche des renseignements sur l’assassinat du Président Boudiaf en 1992
    Qui était le responsable de son service de sécurité ? Ali Gharbi faisait-il parti
    de ce service et était-il présent au moment de l’attentat ?

    Merci d’avance pour toute information à ce sujet

    C. Lethier

    • si vous voulez des renseignement sur l assassinat du president boudiaf il faut chercher du coté des generaux qui était au pouvoir a ce moment la et parmis ce qui ont interdit au fis le pouvoir...et parmis cela il y avait des dirigeant francais au pouvoir a ce moment la...pourkoi chercher plus loingt...la france est pour beaucoup responsable dans cet assassinat....cela ne voulais pas voir un pay gouverner par le fis...trop dangereux a leur yeux...l armée algerienne a fait ce ke la france lui a demander...contre l argent...

    • c simple les generaux qui étais au pouvoir a ce moment sont les coupables avec l aide de certain politique francais....il allait tout divulguer.....le fis avait gagné les elections mais des pays comme la france se sont opposé a ces elections pourkoi chercher plus loingt....les attentat a st michel ont été perpetré par les services algerien pour nous detourné de la vérité...