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ABM : la Russie espère toujours un compromis (Lavrov)

RIA Novosti

mardi 27 novembre 2007, sélectionné par Spyworld

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La réponse écrite des Etats-Unis à la proposition russe en matière de défense antimissile réduit les chances de parvenir à un compromis, a déclaré lundi soir le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

"Nous avons programmé encore une rencontre, et nous tenterons une nouvelle fois de trouver un compromis sur le dossier, mais les réponses que nous avons reçues en réduisent les chances", a-t-il estimé lors d’un point de presse à Annapolis, aux Etats-Unis.

M. Lavrov a indiqué avoir évoqué les questions de la stabilité stratégique, y compris celle du bouclier antimissile américain, lors d’une rencontre à Washington avec la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice.

"Nous avons confirmé avoir reçu les réponses écrites, et nous continuons de les étudier en détail, mais il est clair qu’il y a un net retour en arrière par rapport à ce que les responsables américains ont affirmé début octobre à Moscou", a souligné le diplomate russe.

Selon M. Lavrov, les propositions américaines ne mentionnent plus les mesures de transparence et de confiance par rapport aux sites que les Etats-Unis souhaitent déployer en Pologne et en République tchèque, ni l’analyse conjointe des menaces.

Le ministre a constaté l’absence de progrès dans les consultations sur les questions de la stabilité stratégique telles que le déploiement du bouclier antimissile américain en Europe de l’Est, la suspension par la Russie de sa participation au traité FCE (FCE) et l’expiration du traité Start-1.

"Nous espérons que nos experts parviendront à trouver des moyens permettant d’éviter de miner sérieusement la stabilité stratégique", a encore indiqué le ministre russe des Affaires étrangères.

En janvier dernier, les Etats-Unis ont demandé à la République tchèque et à la Pologne d’accueillir sur leur sol des éléments du bouclier antimissile américain pour parer à d’éventuelles attaques venant d’Iran ou de Corée du Nord. Moscou, qui se sent menacé, a exprimé à plusieurs reprises son hostilité au projet malgré les assurances américaines.

Le 7 juin dernier, dans le cadre du sommet du G8, le président russe Vladimir Poutine a proposé à son homologue américain George W. Bush d’exploiter en commun le radar de Gabala, en Azerbaïdjan. Les parties se sont mises d’accord pour nouer le dialogue au niveau des diplomates et des experts militaires.


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