samedi 16 décembre 2017

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Tokyo inquiet de l’appel de Sarkozy à lever l’embargo militaire contre Pékin

AFP

mercredi 28 novembre 2007, sélectionné par Spyworld

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Le ministre japonais de la Défense a exprimé mardi son inquiétude après les déclarations du président français Nicolas Sarkozy en faveur de la levée de l’embargo européen sur les ventes d’armes à destination de la Chine.

"Le Japon se doit de répéter que lorsqu’on exporte (des armes) vers la Chine, on doit prendre en considération l’équilibre militaire" dans la région, a déclaré Shigeru Ishiba lors d’une conférence de presse.

"Nous ne devons pas ménager nos efforts pour faire connaître notre position ou nos inquiétudes", a ajouté le ministre en réponse à une question sur les propos de M. Sarkozy, actuellement en visite officielle en Chine.

Lors de ses entretiens avec les responsables chinois, le président français a appelé à une levée de l’embargo sur les ventes d’armes à la Chine, en soulignant qu’il s’inscrivait sur ce point "dans la continuité" de son prédécesseur Jacques Chirac.

La France, qui doit prendre la présidence de l’Union européenne au deuxième semestre 2008, réclame depuis plusieurs années la fin de cette interdiction, imposée par l’UE au lendemain de l’écrasement du mouvement étudiant sur la place Tiananmen en juin 1989.

Toutefois, les membres de l’UE n’ont pas encore trouvé de position commune sur ce dossier, certains comme l’Allemagne étant opposés à la levée de l’embargo, alors que la France et l’Italie se sont prononcées pour.

Malgré l’interdiction, des fabricants d’armes européens parviennent à exporter en toute légalité des armes à la Chine.

Selon le rapport annuel de l’Institut de Recherche pour des politiques publiques (IPPR) au Royaume-Uni, des licences d’exportations d’armes vers la Chine ont ainsi été accordées à des entreprises britanniques pour une valeur de 68,5 millions de livres (101,4 millions d’euros) en 2005 et 2006.

Mais ces ventes ponctuelles ne répondent pas aux besoins énormes de la Chine en navires de guerre, avions de chasse et missiles de longue portée.

Face au refus des Européens et des Américains, les militaires chinois se sont tournés vers d’autres fournisseurs tels que la Russie et Israël. Mais l’Etat hébreu, qui était notamment prêt à livrer à Pékin des avions radars de type AWACS, a dû faire machine arrière sous la pression des Etats-Unis.


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