samedi 21 octobre 2017

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Le général Kayani, ancien patron des renseignements pakistanais

Reuters

mercredi 28 novembre 2007, sélectionné par Spyworld

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Le général Ashfaq Parvez Kayani, auquel Pervez Musharraf a remis mercredi le bâton de commandement des forces armées du Pakistan, est un ancien responsable du renseignement militaire dont la loyauté envers le président est généralement admise.

Né il y a 55 ans au Pendjab dans l’un des clans les plus puissants de cette province septentrionale, Kayani a étudié à l’Ecole militaire de Jhelum avant de poursuivre sa formation aux Etats-Unis, à l’Ecole d’état-major de Fort Leavenworth, au Kansas.

De retour au Pakistan, il suit les cours de l’Institut de la défense nationale d’Islamabad.

Après avoir participé en 1971 à la guerre contre l’Inde avec le grade de lieutenant, Kayani entre en politique. En 1988, il travaille sur les questions militaires au sein du cabinet de Benazir Bhutto, première femme nommée à la tête d’un gouvernement pakistanais.

Une douzaine d’années plus tard, sa gestion habile de la crise avec l’Inde de 2001-2002 - il est alors commandant des opérations à l’état-major - lui vaut des félicitations.

En septembre 2003, il est promu à la tête du corps d’élite n°10 stationné à Rawalpindi, siège des principales institutions militaires du Pakistan. Il préside la commission d’enquête sur les deux attentats auxquels Musharraf échappe en décembre de cette même année.

En octobre 2004, Kayani est nommé directeur général de l’Inter Services Intelligence (ISI), principale agence de renseignement militaire que de nombreux observateurs jugent toute puissante et redoutable.

Préparant la transition, Musharraf le rappelle à l’état-major lors du remaniement militaire auquel il procède au début du mois dernier. Il le fait général et en fait son numéro deux.

Etroitement associé à la lutte contre le terrorisme, le général Kayani aurait une bonne image aux Etats-Unis. Cet homme, qui ne prise guère l’avant-scène et que l’on dit apolitique, a également participé cette année aux discussions amorcées avec Bhutto en vue d’un éventuel accord de partage du pouvoir. Un accord auquel poussait Washington mais qui semble avoir échoué.


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