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Espionnage : les entretiens d’un ex-négociateur nucléaire iranien doivent être rendus publics

RIA Novosti

mercredi 28 novembre 2007, sélectionné par Spyworld

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Les services secrets iraniens doivent rendre publics les enregistrements des conversations de l’ancien négociateur iranien sur le dossier nucléaire Hossein Mousavian, accusé d’espionnage, a déclaré mercredi à Téhéran le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, rapporte le correspondant de RIA Novosti sur place.

(Il s’agit des conversations enregistrées lors des négociations avec la "troïka" européenne, composée de la Grande-Bretagne, de la France et de l’Allemagne - ndlr.)

"M. Mousavian a eu 15 entretiens avec des étrangers. S’ils sont rendus publics, avec toutes les informations qu’il a transmises (à l’Occident), tout deviendra évident", a déclaré aux journalistes le président iranien, certain qu’après cela le peuple serait convaincu de la culpabilité du fonctionnaire.

Selon M. Ahmadinejad, la transmission d’informations sur le programme nucléaire iranien revêt un caractère politique.

"Dans le contexte actuel, où le peuple iranien est opposé (à l’Occident) sur le programme nucléaire, cet incident n’est pas technique, mais politique", a-t-il souligné.

Ancien ambassadeur iranien en Allemagne, Hossein Mousavian était l’un des principaux négociateurs de Téhéran sur le "dossier nucléaire" de l’Iran et dirigeait le comité pour la politique étrangère du Conseil Suprême de la Sécurité Nationale d’Iran sous la présidence de Mohammad Khatami. Il s’était retiré de la politique après l’arrivée au pouvoir en 2005 du gouvernement de Mahmoud Ahmadinejad, pour se consacrer à la science.

En mai dernier, accusé d’espionnage M. Mousavian a été arrêté à Téhéran par les services secrets iraniens. Par la suite, le ministre iranien du Renseignement et de la Sécurité Gholam-Hossein Mohseni-Ejei avait déclaré que M. Mousavian avait été mis en cause dans une affaire de transmission d’informations classées secrètes à des Etats européens, notamment à l’ambassade de Grande-Bretagne.

Mardi M. Mousavian a été reconnu innocent par la justice des deux chefs d’accusation : espionnage, recel de documents classés secrets et transmission de ces documents à des étrangers. Mais il a en revanche été reconnu coupable sur le troisième chef d’accusation, "propagande contre le régime de la République islamique.

Le verdict définitif n’a cependant pas été prononcé dans "l’affaire Mousavian".


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