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Internet, nouveau support d’une nouvelle "guerre froide" ?

Peter Griffiths, Reuters

vendredi 30 novembre 2007, sélectionné par Spyworld

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La "cyber-guerre froide" à l’oeuvre sur le réseau informatique mondial menace de devenir la plus importante menace en terme de sécurité au cours de la prochaine décennie, lit-on dans un rapport publié par une société spécialiste de l’informatique.

Près de 120 pays développent des techniques offensives sur internet pour cibler les marchés financiers, les systèmes informatiques gouvernementaux ou les réseaux énergétiques, écrit McAfee dans son rapport annuel sur la sécurité du web.

Les agences de renseignement ont déjà pris l’habitude de tester les défenses des réseaux d’autres Etats à la recherche de failles et leurs techniques sont de plus en plus sophistiquées au fil des ans, est-il écrit dans le document publié jeudi.

"Aujourd’hui, le cybercrime se joue à l’échelle planétaire", dit Jeff Green, vice-président de McAfee Avert Labs. "Il a évolué de manière conséquente et n’est plus seulement une menace pour les industriels ou les particuliers, mais de plus en plus pour la sécurité nationale."

Selon le rapport de McAfee, la Chine est en pointe dans la guerre dans le cyberespace.

Pékin, qui a toujours démenti, est jugé responsable d’attaques aux États-Unis, en Inde et en Allemagne.

McAfee rapporte que "les Chinois ont été les premiers à recourir aux cyberattaques à visée politique et militaire", selon les propos de James Mulvenon, directeur du Centre de recherche et du renseignement (CRI) de Washington.

Le rapport de la société de Santa Clara, en Californie, repose sur des données universitaires et des sources officielles de l’Agence britannique de lutte contre le crime organisé (SOCA), du FBI américain et de l’Otan.

LE CAS DE L’ESTONIE SYMBOLIQUEMENT ANNONCIATEUR

Les attaques enregistrées en Estonie en avril et mai de cette année et qui visaient des sites web de particuliers et du gouvernement, n’est que la "partie visible de l’iceberg", avertit McAfee.

L’Estonie, grosse utilisatrice d’internet, a déclaré que des milliers de sites avaient été affectés dans ces attaques destinées à affaiblir l’infrastructure nationale.

L’origine des attaques semblait se trouver en Russie, bien que Moscou ait lui-aussi démenti tout action néfaste.

"La complexité et la coordination observée étaient complètement nouvelles", a dit aux auteurs du rapport une source de l’Alliance atlantique. "Cette série d’attaques a été savamment coordonnée et recourait à des techniques différentes et des cibles spécifiques."

La commissaire européenne chargée des questions relatives à la société de l’information, Viviane Reding, a estimé en juin que les événements en Estonie étaient un avertissement.

L’Otan juge qu’il est "urgent" d’améliorer les systèmes de défense.

Le rapport de McAfee prédit qu’à l’avenir les attaques seront encore plus sophistiquées.

"Les attaques étaient à l’origine de simples tests de curiosité et ont évolué en opérations bien financées et structurées, conçues pour l’espionnage politique, militaire, économique et technique", peut-on lire.

Le document est accessible en ligne à l’adresse www.mcafee.com/us/research/criminology_report/default.html.


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