lundi 18 décembre 2017

Accueil du site > Défense > France > La Calédonie prépare sa défense globale

La Calédonie prépare sa défense globale

Info.lnc.nc

vendredi 30 novembre 2007, sélectionné par Spyworld

Le Comité de défense de la zone Nouvelle-Calédonie s’est réuni hier matin au haussariat, pour la première fois depuis sept ans. Au programme : défense militaire, civile et économique.

Haussaire, général, militaires des trois armes, procureur, gendarmes, policiers, douaniers, pompiers, sous-préfets, administrateur supérieur de Wallis et trésorier-payeur général : les membres du Comité de défense de la zone Nouvelle-Calédonie/Wallis-et-Futuna ont fait le point, hier matin au haussariat, sur le degré de préparation de la Nouvelle-Calédonie aux agressions possibles d’un monde moderne dangereux. La défense, en effet, n’est pas qu’une affaire militaire. C’est, pour la France, une conception globale qui inclut la défense civile et économique, et exige la collaboration et la coordination de tous pour se préparer de manière permanente à des menaces diverses. C’est ce qui se discute au sein des comités de défense de zone qui maillent la nation.

Terrorisme et attaques informatiques...

La Calédonie, comme tous les pays du monde, n’échappe pas à la plus connue des menaces, celle du terrorisme. Il a donc été question, hier matin, du plan Vigipirate et de la protection de sites sensibles. Il a également été débattu de menaces environnementales plus banales : cyclones et tsunamis, feux de brousse. Il a aussi été question de géopolitique, pour resituer la Calédonie dans son contexte : un vaste océan parsemé de petits Etats insulaires fragiles, parfois instables, avec des gouvernements influençables par les grandes puissances qui bordent le Pacifique, notamment la Chine et les Etats-Unis qui réaffirment leur présence. Enfin, il a été question des menaces économiques qui peuvent s’exercer par tel ou tel moyen, et notamment des attaques informatiques. Entre autres conclusions, le Comité de défense de la zone Nouvelle-Calédonie/Wallis-et-Futuna a estimé nécessaire de se réunir plus souvent, peut-être une fois par an. Il a aussi proposé l’organisation, dans les mois à venir, d’un exercice sur le thème des communications en temps de crise. Pour que les autorités ne soient pas aveugles, sourdes et muettes si une catastrophe réduisait par exemple au silence notre réseau téléphonique fixe et mobile.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :