lundi 11 décembre 2017

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La France en contact avec les Farc via ses services de renseignement

Nouvelobs.com, avec AP

vendredi 7 décembre 2007, sélectionné par Spyworld

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Le porte-parole de l’Elysée a déclaré vendredi matin : "Nous avons des agents qui sont entrés en contact avec les FARC", sans vouloir en dire plus. Un déplacement de Nicolas Sarkozy sur place est selon lui "prématuré".

Le porte-parole de l’Elysée David Martinon a affirmé, vendredi 7 décembre à propos de l’otage Ingrid Betancourt, que la France avait des contacts avec les Farc, la guérilla colombienne.

"Nous avons des agents qui sont entrés en contact avec les FARC", a-t-il dit, en refusant d’en dire plus compte tenu des risques pris par ces intermédiaires du service de renseignement français.

Le porte-parole de l’Elysée a par ailleurs indiqué que la visite d’un émissaire colombien à Paris aura lieu "assez rapidement". En revanche, un déplacement de Nicolas Sarkozy à Bogota a été qualifié de "prématuré".

L’Elysée prudent sur le message des Farc

Revenant sur la réponse de la guérilla colombienne, relayée par l’agence Anncol, aux messages envoyés dans la nuit de mercredi à jeudi par le président français, David Martinon a parlé de message "sibyllin, ambigu et surtout anonyme". Ce message, a-t-il affirmé, "ne vaut pas réponse de Manuel Marulanda". Dans ce texte, les Farc qualifient de "louables" les intentions du gouvernement français, tout en réaffirmant leur exigence de la mise en place "pendant 45 jours" d’une zone démilitarisée en vue d’un éventuel échange humanitaire.

Entretien avec Chavez

"Pour nous ça ne vaut pas réponse de Manuel Marulanda à qui le message est adressé", a déclaré le porte-parole de l’Elysée. David Martinon a réaffirmé la volonté de Nicolas Sarkozy de faire "tout ce qui peut être utile pour arriver à la libération d’Ingrid Betancourt et des otages des FARC". Le président français s’entretiendra vendredi après-midi au téléphone avec le président vénézuélien Hugo Chavez, ancien médiateur pour les négociations avec les FARC. Cet entretien aura lieu "à l’initiative" de Hugo Chavez. Le porte-parole de l’Elysée a précisé que le Premier ministre François Fillon, qui rencontrera lundi à Buenos Aires le président colombien Alvaro Uribe, sera porteur d’un message oral de Nicolas Sarkozy.

L’aide de Kirchner demandée par Paris

Nicolas Sarkozy a en outre demandé l’aide de son homologue argentin Nestor Kirchner pour la libération d’Ingrid Betancourt. "Pour atteindre mon objectif, j’ai l’appui de tous les Français. J’ai également besoin de votre soutien. Je vous en serais, tout comme l’ensemble de mes compatriotes, très reconnaissant", écrit Nicolas Sarkozy dans un courrier adressé jeudi à Nestor Kirchner, dont l’Associated Press a obtenu une copie. Le président sortant argentin doit céder la place à partir de lundi à son épouse Cristina. "La communauté internationale doit se "mobiliser", plaide le président français, soulignant que "des mesures urgentes doivent être prises pour parvenir à une solution humanitaire aboutissant à la libération des otages".


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