samedi 21 octobre 2017

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La CIA détruit des vidéos compromettantes

Vincent Fertey, le Figaro avec The New York Times, elpais.com et bbc.com.

vendredi 7 décembre 2007, sélectionné par Spyworld

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Ces interrogatoires filmés de membres présumés d’al-Qaïda n’ont jamais été remis à la Commission chargée d’enquêter sur les pratiques controversées de l’agence américaine.

Le spectre de la torture pratiquée par des agents des services secrets américains sur des présumés terroristes refait-il surface ? D’après une information révélée par le quotidien The New York Times, la CIA a reconnu avoir détruit en 2005 deux enregistrements vidéo qu’elle a réalisés en 2002 lors d’interrogatoires menés avec des membres présumés d’al-Qaïda.

Après avoir appris que le journal new-yorkais allait révéler l’information mercredi dernier, Michael Hayden, le directeur de l’agence, a rédigé une note interne dans laquelle il explique que ces vidéos ont été supprimées pour préserver l’identité des agents facilement reconnaissables sur les images. « Les vidéos ont été détruites pour une question de sécurité. Si elles avaient été diffusées au grand public, elles auraient exposé les agents et leur famille aux représailles d’al-Qaïda », peut-on lire dans ce courrier transmis à tous les employés de l’agence.

La raison invoquée par The New York Times est autre. Pour le journal, ces enregistrements remettent en cause les techniques utilisées par la CIA pour mener les interrogatoires. D’après la BBC, les agents auraient notamment recours à la torture. Une allégation toujours démentie par l’administration Bush.

Entrave à la justice ?

The New York Times rappelle que la CIA était en 2005 sous le coup d’une enquête menée par le Congrès et la commission du 11 septembre sur son programme de renseignements. La destruction de ces preuves mettrait en doute la collaboration de la CIA avec les autorités pour les besoins de l’enquête, estime le quotidien.

Pendant cette période, George W. Bush aurait autorisé les services secrets à recourir à des techniques plus violentes pour obtenir des renseignements des présumés terroristes. Parmi ces détenus, Abu Zubaydah avait dénoncé en 2002 Ramzi Binalshibh, supposé complice des attentats du 11 septembre. Cette information avait permis de capturer en 2003 Jalid Seij Mohammed, le cerveau présumé des attentats qui ont causé la mort de près de 3000 personnes.


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