vendredi 20 octobre 2017

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Attentats d’Alger : al-Qaida suspect n°1

C.J, le Figaro, avec AFP et AP

mardi 11 décembre 2007, sélectionné par Spyworld

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Le ministre algérien de l’Intérieur a imputé à la Branche armée d’al-Qaida au Maghreb les attentats d’Alger qui ont tué, mardi, plus de 60 personnes.

Malgré l’absence de revendication du double attentat qui a frappé mardi la capitale algérienne, tous les regards se tournent la Branche armée d’al-Qaida au Maghreb (BAQMI), ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC). Les autorités algériennes en sont persuadées : « Nous sommes sûrs que c’est l’œuvre du GSPC » a martelé mardi soir le ministre de l’Intérieur algérien, Noureddine Yazid Zerhouni. « Selon des informations » récoltées auprès des membres du GSPC arrêtés par les services de sécurité, « des édifices publics comme les sièges du Conseil constitutionnel et de l’ONU, faisaient partie des cibles de cette organisation » a-t-il révélé.

Une opinion que partagent les experts. Les deux attaques qui ont fait selon un bilan officiel 22 morts et 177 blessés (les sources hospitalières parlent de 62 victimes), présentent un certain nombre de similitudes avec les précédentes opérations de la BAQMI. Une source proche des services de lutte anti-terroriste français souligne la date similaire -11e jour du mois, référence au 11 septembre 2001, milieu de matinée, voitures piégées- entre ces attentats et ceux du 11 avril visant le Palais du gouvernement et un commissariat de banlieue d’Alger, revendiqués rapidement par la BAQMI.

Al-Qaida toujours aussi puissant au Maghreb

La BAQMI, qui s’efforce d’alterner les attaques contre les cibles de l’Etat algérien (commissariats, casernes, bâtiments gouvernementaux) et celles visant des étrangers, a frappé mardi ces deux types de cible. La première voiture a explosé vers 9h50 devant la Cour Suprême située à proximité du Conseil Constitutionnel, pulvérisant sur son passage un bus d’étudiants qui se rendaient à la faculté de droit. Dix minutes plus tard, un camion citerne piégé conduit par un kamikaze explosait devant le siège Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés dans le quartier voisin de Hydra où vivent, au milieu des ministères et résidences diplomatiques, de nombreux expatriés. Quatre membres du personnel du HCR ont été tués et quatorze sont portés disparus. Parmi les victimes étrangères ne figure, d’après le Quai d’Orsay, aucun Français.

Ce double attentat suicide constitue un tour de force pour l’organisation qui a subi récemment des revers sérieux. Durant les mois d’octobre et de novembre, la BAQMI a en effet perdu plusieurs de ses stratèges, partisans d’une escalade du terrorisme urbain et d’une utilisation à grande échelle des kamikazes. Ainsi Louis Caprioli, ex-responsable de la lutte antiterroriste à la Direction de la surveillance du territoire (DST), estime qu’al-Qaida confirme sa volonté permanente de défier l’Etat algérien dans sa capitale, « les attentats à la voiture piégée étant moins compliqués à organiser que des opérations massives depuis les maquis contre l’armée algérienne ».


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