vendredi 15 décembre 2017

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La direction du renseignement militaire a quinze ans, les moyens d’une ambition ratée

Gérald Arboit, CF2R.org

mercredi 12 décembre 2007, sélectionné par Spyworld

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Le renseignement militaire, pour ne pas parler du renseignement tout court, a toujours été considéré comme un art mineur en France. Même les héros de la littérature d’espionnage ne sont pas français, pas plus qu’ils ne portent de noms français, comme si un espion français glorieux devait encore faire son apparition . Le renseignement peut être considéré un mythe négatif. Cette répugnance à en discuter se retrouve systématiquement depuis les dictionnaires et encyclopédies du XVII e siècle jusque dans le spectacle du XX e siècle. En dépit de cela, la période d’Ancien régime apparaît assez habile à rassembler un renseignement utile. Néanmoins, après la révolution française, le dédain de l’espion est devenu un thème prédominant dans la société. Plus d’un auteur du XIX e siècle, à l’instar de Honoré de Balzac ou de Victor Hugo, méprisèrent bruyamment dans leurs écrits les hommes du renseignement. Ces sentiments négatifs ont culminé lors de l’affaire Dreyfus (1894-1906) qui, au fond, n’a pas permis une discussion ouverte sur le renseignement mais a plutôt donné naissance à la figure de l’« intellectuel français ». Charles de Gaulle, marqué par le contexte social et nationaliste de son temps, apparaît ainsi comme l’antithèse de l’enthousiaste qu’était Winston Churchill ; aussi s’inquiéta-t-il plus de forger une armée glorieuse. Même après la fin de la Guerre Froide, caractérisée par une légère mais notable ouverture aux influences américaines, cette répugnance prononcée à parler de renseignement persiste.

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