samedi 16 décembre 2017

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Un officier de la marine japonaise arrêté pour espionnage

AFP

jeudi 13 décembre 2007, sélectionné par Spyworld

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La police japonaise a arrêté jeudi un officier de la marine accusé d’avoir dérobé des secrets sur le système de combat américain ultra-perfectionné Aegis qui équipe des destroyers japonais.

Sumitaka Matsuuchi, capitaine de corvette de 34 ans, a été interpellé dans la préfecture de Kanagawa, au sud-ouest de Tokyo, a déclaré un porte-parole de la police.

Il est soupçonné d’avoir enregistré des données confidentielles sur un CD vers août 2002 et de les avoir expédiées à un autre capitaine de corvette qui était instructeur à l’école navale, a déclaré un porte-parole de la police.

"Cette affaire démontre que non seulement le ministère de la Défense, mais aussi le gouvernement japonais n’a pas accordé suffisamment d’attention aux questions d’espionnage", a reconnu le porte-parole du gouvernement Nobutaka Machimura devant les journalistes.

L’affaire a éclaté en janvier lorsque des policiers ont interpellé une Chinoise, mariée à un sous-officier de la marine japonaise, dont le visa de séjour avait expiré.

"Au cours de la perquisition, nous avons découvert des informations confidentielles sur le disque dur d’un ordinateur", a précisé un autre porte-parole de la police.

Des copies des documents volés ont circulé parmi des officiers et des marins des Forces d’autodéfense japonaises — nom officiel de l’armée au Japon — mais n’ont apparemment pas été livrées à l’étranger, a-t-il précisé.

La marine japonaise possède cinq destroyers de type Aegis, équipés de radars et des technologies d’interception antimissile américaines. Ils sont considérés comme des boucliers en cas d’éventuelle attaque nord-coréenne, car le système Aegis peut lancer des missiles simultanément contre dix cibles différentes.

Les Etats-Unis ont fait part de leur préoccupation auprès du gouvernement japonais au sujet des défaillances du système de protection des données confidentielles au sein de l’armée.

L’officier risque 10 ans de prison.


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