dimanche 22 octobre 2017

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La Chambre US pose des conditions sur la défense antimissile

Susan Cornwell, Reuters

jeudi 13 décembre 2007, sélectionné par Spyworld

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La Chambre américaine des Représentants a posé mercredi des conditions à la mise en oeuvre en Europe du plan de défense antimissile de l’administration Bush.

Ces conditions font partie d’un projet de loi autorisant des dépenses supplémentaires pour les guerres en Irak et en Afghanistan.

Approuvé à la Chambre par 370 voix contre 49, ce projet de loi pourrait être voté prochainement par le Sénat avant d’être soumis au président George Bush.

Les élus ont supprimé ou adouci certaines dispositions auxquelles Bush avait fait objection, notamment une mesure non militaire de renforcement aux Etats-Unis de la protection contre les crimes haineux.

Le texte stipule qu’avant que le projet soit lancé, la Pologne et la République tchèque doivent donner leur "approbation définitive" à tout accord négocié d’implantation de bouclier antimissile sur leur territoire.

Il interdit aussi toute dépense consacrée à ce bouclier antimissile tant que le secrétaire à la Défense n’aura pas garanti auprès du Congrès que le système fonctionnera effectivement. Et il réclame une étude indépendante sur le plan et sur ses alternatives.

Ces nouvelles conditions ont été ajoutées au projet de loi autorisant des programmes du Pentagone d’un coût de 506,9 milliards de dollars au cours de l’année fiscale 2008 qui a débuté le 1er octobre.

DISCUSSIONS A BUDAPEST

Le texte autorise la dépense de 189,4 milliards de dollars supplémentaires pour les guerres en Irak et en Afghanistan, mais le Congrès dit encore adopter un projet de loi supplémentaire pour que cet argent puisse être débloqué.

La Maison blanche veut déployer un bouclier antimissile pour contrer une éventuelle menace d’Etats tels que l’Iran, qualifiés de "voyous", même si un rapport des services de renseignement américains publié la semaine dernière estime que l’Iran ne cherche plus à se doter de l’arme nucléaire.

La Russie, qui conteste depuis longtemps le caractère dangereux prêté par l’administration Bush au régime iranien, considère le projet de bouclier antimissile en Europe comme une menace pour sa propre sécurité.

Les radars du système doivent être installés en République tchèque et les rampes de lancement de 10 missiles intercepteurs doivent être construites en Pologne.

Le Congrès a déjà refusé de financer la construction du site en Pologne au cours de l’année fiscale 2008, mais les élus pourraient envisager de revenir sur cette décision.

Toutefois, le feu vert pourrait devenir plus difficile à obtenir en Europe maintenant que la menace iranienne est mise en question. La Pologne a maintenant un nouveau Premier ministre qui a accepté d’ouvrir des discussions sur le bouclier antimissile avec la Russie ainsi qu’avec les Etats-Unis.

Les Etats-Unis et la Russie doivent pour leur part discuter de cette question jeudi à Budapest.

Susan Cornwell, version française Nicole Dupont


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