jeudi 14 décembre 2017

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Avions et hélicoptères mobilisés pour le Nouvel An

Jean Chichizola, le Figaro

lundi 31 décembre 2007, sélectionné par Spyworld

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Quinze aéronefs, dontun avion de surveillance à haute altitude, survoleront cette nuit les grandes villes. Au sol, 25 000 policiers et gendarmes maintiendront l’ordre.

« La nuit du Nouvel An est une fête et nous ferons tout pour qu’elle reste un moment festif. » Ces propos d’un haut responsable du ministère de l’Intérieur ne sont pas des paroles en l’air. Pour assurer la sécurité des centaines de milliers de personnes qui s’apprêtent à fêter la nouvelle année dans les rues des grandes villes de France, les grands moyens sont de sortie.

Pas moins de quinze aéronefs, huit hélicoptères, six avions et un avion de surveillance à haute altitude sont ainsi mobilisés pour l’occasion. De la gendarmerie à la police aux frontières en passant par la sécurité civile et la Préfecture de police de Paris, tous les services ont mis en commun leurs moyens aériens bardés de systèmes de détection.

Le ciel strasbourgeois aura le privilège d’accueillir l’avion de surveillance et ce pour une raison très précise : année après année, la ville est connue pour son nombre important de voitures brûlées (43 l’an dernier pour un total de 60 dans le Bas-Rhin et de 106 pour la région) en des lieux souvent très dispersés. L’appareil devrait permettre de mieux repérer les sites visés par les incendiaires. Les hélicoptères sont répartis sur l’ensemble du territoire : 3 en Ile-de-France ou en lisière de la région parisienne, un dans le Rhône, un autre encore dans les Alpes-Maritimes ou la région Nord.

Les effectifs de policiers et de gendarmes mobilisés sont à la hauteur de cette débauche de moyens. 25 000 d’entre eux sont ainsi déployés, parmi lesquels 80 unités de CRS et de gendarmes mobiles. Un effort équivalent à celui de l’an dernier mais qui montre bien l’ampleur de l’événement. Pour la finale de la Coupe du monde 2006, le gouvernement avait mobilisé 18 000 hommes.

Dispositifs anti-casseurs

Paris est naturellement la première servie avec 4 500 policiers et gendarmes. 250 patrouilles motorisées sillonneront les artères de la capitale. Le préfet de police, Michel Gaudin, a même réquisitionné des membres des unités mobiles de la réserve nationale. La préfecture précise que les forces de l’ordre mettront en place des dispositifs « permettant de prévenir le départ de groupes ou de personnes susceptibles de se livrer à des actes de violence et de contrôler leur retour ». Un message des plus clairs à l’intention des casseurs potentiels venus des quartiers sensibles de la région parisienne et attirés par les centaines de milliers de fêtards massés sur les Champs-Élysées. De son côté, le ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, se rendra sur le terrain à Paris en fin d’après-midi puis en banlieue (Seine-Saint-Denis ou Val-d’Oise) dans la soirée.

En province, la sécurité des grandes villes sera également renforcée. Plus de 10 unités supplémentaires de forces mobiles seront déployées dans la région lyonnaise, 6 à Bordeaux ou encore 7 dans la région marseillaise ou en Bretagne. Outre la sécurité des passants, l’objectif est également de limiter le nombre de voitures brûlées, devenues un triste cérémonial du Nouvel An. Le 1er janvier 2007, on comptabilisait, selon les estimations, entre 300 et 400 véhicules incendiés.

Pour assurer la sécurité la nuit de la Saint-Sylvestre, des hélicoptères sont mobilisés en Ile-de-France, dans le Rhône et les Alpes-Maritimes ou la région Nord. Crédits photo : Sebastien ORTOLA/REA


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